C’est officiel, notre corps dispose maintenant d’un nouvel organe

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Les caractéristiques anatomiques et fonctionnelles révélées dans une récente étude justifient aujourd’hui la désignation du mésentère comme un organe en tant que tel. Que faut-il savoir sur celui dont on a longtemps pensé qu’il n’était composé que de structures fragmentées ?

Le mésentère correspond à une cloison à deux feuillets tissulaires tapissant le péritoine et permettant notamment la fixation du jéjunum et de l’iléon (de l’intestin grêle) à la paroi postérieure de la cavité abdominale. Entre ses deux feuillets, on trouve les nerfs et les vaisseaux irriguant l’intestin grêle. Le mésentère, qui relie l’intestin à l’abdomen donc, était considéré depuis des siècles comme une structure fragmentée composée de plusieurs parties distinctes. 

Cependant, de nouvelles recherches menées par des chercheurs de l’University Hospital Limerick publiées dans The Lancet Gastroenterology & Hepatology suggèrent que le mésentère serait en fait une structure continue. Autrement dit, le mésentère serait bel et bien un organe et devra dès aujourd’hui être considéré en tant que tel.

La représentation numérique des petit et gros intestins et du mésentère associé. Crédit image : J Calvin Coffey / D Peter O’Leary / Henry Vandyke Carter.
Bien sûr, son reclassement ne modifie en rien le physique de cet organe, mais pourrait changer la donne dans le domaine des sciences médicales en précisant son implication dans les maladies abdominales : « Maintenant que nous avons établi l’anatomie et la structure du mésentère, la prochaine étape sera de préciser sa réelle fonction. Si vous comprenez sa fonction, alors vous pouvez identifier une fonction anormale, puis une maladie », explique J. Calvin Coffey, chercheur à l’University Hospital Limerick, en Irlande. « Une meilleure compréhension et une étude plus approfondie du mésentère pourraient conduire à des interventions chirurgicales moins invasives, à moins de complications postopératoires, à une récupération plus rapide du patient et à une réduction des coûts globaux ».
 

Ainsi, et toujours selon notre chercheur, la science mésentérique aura donc son propre domaine d’études médicales, au même titre que la gastro-entérologie, ou la neurologie. Comme quoi, on en aura toujours plus à apprendre et à découvrir, même au sein de notre propre corps.

Source : Sciencepost

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