Même si la plupart des découvertes archéologiques sont aujourd’hui aisément datées et replacées dans un contexte précis, certaines fouilles livrent parfois quelques surprises et plongent les archéologues dans la perplexité. 

Anachronisme, langues inconnues, le moindre petit doute ouvre immédiatement la portes aux théories les plus farfelues, de la cité engloutie aux civilisation Alien. Certaines explications logiques semblent parfois plus convaincantes mais on vous laisse vous faire votre petite idée.

 

La Machine d’Anticythère

Repêchée au large des côtes grecques au début du XXème siècle et datée au Ier siècle avant notre ère, ce truc est le mécanisme à engrenage le plus vieux de l’Histoire. Complexe et extrêmement fragile, le « machin » ne peut être démonté sans être gravement endommagé et fait encore l’objet d’études et de modélisations aujourd’hui.


L’hypothèse: On pense qu’il s’agit d’un calculateur de positions astronomiques qui permettait de prévoir les éclipses lunaires et solaires avec une précision incroyable, d’autant qu’il aura fallu attendre près de 1800 ans avant qu’une telle technologie ne réapparaisse sur Terre.

Le site de Gobekli Tepe


Ce site archéologique situé en Turquie est sûrement une des découvertes les plus passionnantes de notre siècle, notamment parce qu’elle ne se prête pas trop aux analyses farfelues de visiteurs extraterrestres tout en soulevant malgré tout de nombreuses questions. Ces cercles formés de gigantesques pierres est le plus vieux temple connu, vieux de plus de 11 000 ans.

On y a retrouvé des statues animaux, des bas-reliefs ainsi que des outils et des couteaux, fabriqués à partir d’une multitude de roches ce qui laisse à penser que plusieurs tribus distantes se retrouvaient ici, mais pour quoi faire ? Des logements ? Un lieu de culte ? Et pourquoi le lieu a t-il été soudainement enseveli par l’homme en -8000 


L’hypothèse: La principale information de ce site c’est que l’homme maîtrisait la construction d’édifices massifs bien avant Stonehenge et les Pyramides, et, c’est là le plus impressionnant, bien avant l’agriculture, ce qui va à l’encontre de tout ce qu’on croyait jusqu’à maintenant.

Les moaï de l’île de Pâques


Même si tout le monde aujourd’hui connait les Moaï de l’île de Pâques, nombreux sont les mystères qui ont entouré et entourent encore les gigantesques statues. Taillées par les habitants de l’île les Rapanui entre 1250 et 1500, les imposantes figures représentaient sûrement des anciens respectés, des gardiens de l’île. En 2011, des chercheurs constatent que la plus grande partie des statues est sous terre et qu’elles ont également un corps sur lequel sont découverts des pétroglyphes pour l’instant indéchiffrables. Le plus grand mystère cependant est celui de l’acheminement des statues, longtemps considérées comme impossible à déplacer sans outils.

L’hypothèse: Il semblerait que les Rapanui aient construit à un rythme frénétique ces statues, utilisant des rondins de bois pour fabriquer des outils puis pour déplacer les sculptures, à tel point qu’ils ont au fil des ans complètement détruit la forêt qui recouvrait leur île. Quand elle fut découverte en 1722 par un marin hollandais, Jacob Roggeveen, le culte Rapanui avait évolué vers la vénération d’un « homme-oiseau » et la sculpture de statues avait été abandonnée, sûrement faute de bois.

Le manuscrit de Voynich


Le manuscrit de Voynich est sûrement le bouquin le plus mystérieux du monde derrière « Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi » de Katherine Pancol. On ne sait pas qui en est l’auteur, on ne sait pas déchiffrer l’alphabet étrange dans lequel il est écrit, et d’ailleurs on ne sait pas vraiment ce que c’est tout court. Il daterait du XVe siècle, son nom vient de l’homme qui l’a découvert dans une bibliothèque jésuite en 1912, et il touche à plein de choses : herbier, astronomie, biologie, cosmologie, pharmacologie, sans qu’on pige bien ni comment ni pourquoi.


L’hypothèse: Si plusieurs personnes ont émis l’idée d’une gigantesque imposture (notamment de par la présence de plantes et d’animaux chimériques illustrés dans ses pages) rien ne prouve que le manuscrit de Voynich soit un gros fake. Tout ce qu’on sait, c’est qu’on ne sait rien.

Les sphères mégalithiques du Costa Rica


Ces gigantesques boules rocheuses furent découvertes dans les années 30 au Costa Rica en pleine campagne de déforestation. Les mecs les ont poussées de là au bulldozer pour planter des bananes, sans trop se soucier des vestiges qu’ils venaient de découvrir. Certains géologues affirment que ces boules sont composées de roches qu’on ne trouve pas dans cette région ce qui, évidemment, a conduit certaines personnes sur la piste…d’une civilisation disparue telle l’Atlantide, bien évidemment.


L’hypothèse: Elles dateraient au plus tôt de -200 jusqu’à 1500 après J.C et seraient des sculptures réalisées par les Diquís, une civilisation pré-colombienne disparue avec l’arrivée des colons espagnols.

La pile électrique de Bagdad


Il s’agit en fait d’une poterie découverte en 1936 pas loin de Bagdad et daterait vraisemblablement du IIIe siècle. Fermée par un bouchon de bitume, l’amphore contient une tige de fer et un cylindre de cuivre, ce qui est quand même assez étrange. Rajoutez à cela des fils de connexion et un produit acide (jus de citron ou eau salée par exemple) et vous obtenez une pile électrique. Alors, à quoi pouvait bien servir l’électricité au IIIe siècle ?


L’hypothèse: L’hypothèse la plus répandue est que la pile servait à plaquer des objets avec des métaux précieux, ce qu’on appelle la catalyse. Certains bijoux découverts à l’époque tendraient à le prouver. Seul bémol, l’absence de fils de connexion et la technologie bien trop avancée pour l’époque. Le mystère demeure…

La structure sous-marine de Yonaguni


Découverte en 1985 par un organisateur de plongées touristiques, la structure de Yonaguni ressemble à un palais, une gigantesque construction proche des pyramides amérindiennes ou des ziggourats babyloniens. Une équipe de chercheurs japonais affirmera y avoir trouvé des hiéroglyphes, une pierre en forme de visage ainsi que des dessins d’animaux, prouvant ainsi qu’il s’agit d’une structure artificielle. Vous commencez à vous en douter, des voix se sont tout de suite élevées pour parler de vestiges d’une cité extraterrestre, que vous pouvez d’ailleurs observer en détail sur la vidéo ci-dessous.


L’hypothèse: Cependant, tous les géologues qui ont étudié la Yonaguni ne sont pas persuadés de son origine artificielle et avancent qu’il pourrait très bien s’agir de formation rocheuses crées par la tectonique des plaques et que la géométrie particulière de ces dernières ne prouvait rien. (On a déjà vu plus bizarre.)

Les billes de Klerksdorp


Les billes de Klerksdorp sont des petits objets sphériques retrouvés par des mineurs dans une mine Sud-Africaine. Ces sphères polies qui semblent avoir été confectionnées par l’homme comportent souvent des stries horizontales qui pourraient très bien être une manifestation d’art primitif. Seul problème, elles dateraient de 2,8 milliards d’années, c’est à dire bien avant l’apparition de l’homme moderne. Très vite, certains chercheurs les qualifient d’OOPArt, des « out of place artifact », des objets « hors-contexte », traces d’une civilisation inconnue, pas forcément terrestre.


L’hypothèse: Aussi surprenantes qu’elles soient, ces sphères seraient bien d’origine naturelle, c’est en tout cas ce qu’avancent la plupart des géologues qui se sont penchées sur ces intrigantes billes.

L’artefact de Coso


Découvert par un couple d’Américains en 1961 alors qu’ils cherchaient des géodes, l’artefact de Coso est lui aussi souvent considéré comme un OOPArt : pourquoi une bougie de voiture se retrouverait-elle au coeur d’une roche vieille de plus de 500 000 ans ? Les hypothèses les plus folles sont alors formulées : pièces égarés par des voyageurs « du futur » en pleine visite préhistorique, civilisation disparue comme l’Atlantide et même visite extraterrestre, tout y passe.


L’hypothèse: Le problème c’est qu’un seul géologue a pu étudier la pierre et que toute la découverte a été récupérée par des créationnistes qui l’ont utilisée pour réfuter la théorie de l’évolution. En toute vraisemblance, la pierre était en fait un nodule d’oxyde de fer qui se serait formé autour de la bougie alors qu’elle rouillait, possiblement à son tour recouvert d’argile séché. On est très loin de la pierre préhistorique.

Le rocher de Dighton


Le rocher de Dighton est une énorme pierre de près de 40 tonnes qui trônait fièrement dans le lit d’une rivière du Massachusetts. Elle en fût retirée en 1963 avant la construction d’un barrage et placée dans un musée. Si elle intrigue, c’est qu’elle comporte sur une de ses faces des inscriptions étranges, des pétroglyphes (inscriptions sur pierre datant du néolithique) dont on se demande d’où ils viennent. Très vite, des chercheurs affirment que les dessins primitifs ressemblent à des inscriptions Vikings, portugaises ou même phéniciennes et chinoises, venant remettre en cause l’histoire de la découverte des Etats-Unis.


L’hypothèse: Cependant la théorie aujourd’hui acceptée par la majorité, est qu’il s’agit en fait de dessins amérindiens, d’autres symboles similaires ayant été découverts plus tard dans le Vermont.

Source :  Topito , Forum de la taverne

PARTAGER

1 COMMENTAIRE

  1. Bref, toutes ces hypothèses n'ont rien de bien concluant si ce n'est la propension de l'esprit humain de vouloir toujours expliquer l'inconnu à partir de ce qu'il connaît

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here