Pluie d’animaux

0
118

Si les Anciens mentionnent souvent des chutes d’objets et d’êtres vivants du ciel, c’est à l’Américain Charles Fort que l’on doit d’avoir réuni une imposante documentation sur ce sujet, mystérieux par excellence. Parmi les animaux tombés du ciel, grenouilles et poissons retiennent particulièrement l’attention en raison de la fréquence de leurs « chutes ».

La première explication est que ces pluies d’animaux résulteraient de phénomènes météorologiques. En effet, un orage ou une tempête précèdent souvent le phénomène, mais pas toujours et les animaux sont presque toujours de petite taille.

Cependant, cette explication reste un peu simpliste et ne peut s’appliquer à tous les cas. Une tornade ou des trombes sont incapables de trier les espèces et de déposer à un même endroit très délimité des milliers d’animaux dont certaines espèces vivent en solitaire ou en eau profonde. Le mécanisme transporteur, quelle que soit sa nature, n’affecte qu’une seule espèce à la fois. L’état des animaux pose également problème. Ils sont souvent vivants et très frais ce qui signifie dans le cas de poissons que le transfert a été très rapide. Encore plus difficile d’expliquer les cas de poissons séchés, parfois décapités ou comment ces phénomènes surviennent alors que le ciel est calme.

GRENOUILLES ET AUTRES ANIMAUX

Plus fréquents encore sont les cas de pluies de batraciens. Un des premiers est enregistré en 1683; un certain John Collinges raconte qu’une pluie de crapauds à inondé le village d’Acle, dans le comté anglais de Norfolk, et que le patron de la taverne locale a enfourné des pelletées entières de bestioles dans sa cheminée pour s’en débarrasser.

Les autres animaux fournissent un contingent moindre, mais assez diversifié. On trouve ainsi des souris à Bergen (Norvège) en 1578, des varans dans L’Utah (États-Unis) en 1870, des milliers de serpents à Memphis (États-Unis également), le 15 janvier 1877, rapporté par le journal Scentific Amerkan, ou des crevettes en Nouvelle-Galles du Sud (Australie), en 1978. 

Il existe aussi des observations de pluies d’oiseaux morts. La plupart suivent le schéma habituel, mais le Washington Post du 26 janvier 1969 relate que, quelques jours plus tôt, un grand vol de canards est frappé de mort subite au-dessus de St-Mary’s City, dam le Maryland, comme sil venait d’être touché par une explosion invisible et silencieuse. D’après le quotidien, les oiseaux souffraient tous de fractures et d’hémorragies avant de toucher le sol.

CHARLES FORT LE TRAQUEUR DE MYSTERES

Né à New York en 1874 et mort en 1932, Charles Hoy Fort est une des figures les plus marquantes du monde de l’inexpliqué. Journaliste jusqu’en 1916, un héritage lui permet alors de se consacrer à plein temps à sa passion.

Il devient un véritable ermite, passant ses matinées dans les bibliothèques à la recherche d’événements extraordinaires et ses après-midi à rédiger des fiches qu’il classe dans des boîtes à chaussures. En 1919, il publie son fameux Livre des Damnés qui sera suivi par New Lands, Lo! et Wild Talents, dont le premier exemplaire paraît le jour même de sa mort.

Ignorés du grand public, ces catalogues de faits étranges sont écrits avec un humour cinglant qui s’attaque notamment à l’orthodoxie scientifique. Le talent de visionnaire de l’auteur révèle une curieuse conception poétique du cosmos. Plus de 60 000 de ses fiches sont conservées à la Bibliothèque nationale de New York.

Avant même sa mort, l’écrivain Tiffany Thayer met sur pied la Fortean Society s’inspirant, comme l’indique son nom, des recherches de Fort (cette société existe toujours) ; mais c’est la parution en 1960 du best-seller international le Matin des magiciens, des Français Jacques Bergier et Louis Pauwels, qui fait accéder Fort à une notoriété mondiale.

 

PLUIES D’OBJETS

Matières organiques : Depuis l’Antiquité, les récits de pluies de sang ou de produits à base de sang jalonnent l’histoire. Plus rares sont les chutes de morceaux de viande; l’une, dans le Kentucky, est citée par le Scientific American de mars 1876 et déclenche une polémique parmi les savants. Une autre, le 27 août 1968, accompagnée d’une pluie de sang et s’étendant sur un kilomètre carré, est rapportée par les journaux brésiliens. Ces cas diffèrent des pluies colorées, tout à fait explicables.

Pluie rouge  » inde « 

Végétaux : Depuis la manne qui, dans la Bible, avait sauvé le peuple juif, le ciel n’a cessé de distribuer de temps à autre les produits de la terre. À l’époque contemporaine, plusieurs cas sont ainsi rapportés. En 1867, c’est une violente grêle de noisettes sur Dublin qui oblige les policiers à se mettre à l’abri et, au cours de l’été 1971, une averse de haricots africains s’abat sur une forme du Brésil; le 12 février 1979, des graines de moutarde et de cresson envahissent un jardin anglais de Southampton.


Morceaux de glace : En dehors de la chute d’objets fabriqués (briques, etc.) qui paraît plutôt s’apparenter à un effet bien connu du phénomène poltergeist, il existe des pluies de morceaux de glace. L’astronome français Camille Flammarion, passionné par ces cas étranges, évoque un glaçon de 5 mètres sur 2 qui serait tombé à l’époque de Charlemagne, mais, dans le Times du 14 août 1849, on peut lire qu’une masse de 6 mètres de diamètre est tombée la veille au soir dans le Rhosshire (Écosse).

Contrairement aux averses d’animaux, les chutes de glace sont dangereuses, témoin ce mouton qui a le cou tranché par un glaçon de sept kilos dans le Devon en 1950, ou ce charpentier allemand transpercé par une lance glacée de deux mètres de long sur un toit, près de Dusseldorf, le 10 janvier 1951. La thèse de là glace d’origine spatiale peut expliquer certains cas, mais sûrement pas lorsque les blocs contiennent des animaux, telle une carpe congelée, en 1896, à Essen (Allemagne)…

Source : Secretbase 

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here