Cinq inventions de Léonard de Vinci qui auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie

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Léonard de Vinci est l’un des artistes les plus célèbres de l’histoire. Son génie ne se limitait cependant pas à l’art ; Léonard de Vinci était aussi un inventeur brillant dans les domaines de l’ingénierie civile, la chimie, l’hydrodynamique, l’optique, l’ingénierie mécanique, la pyrotechnique, l’anatomie et la physique.

Il a envisagé  de nombreuses inventions bien avant que la technologie ne les créent réellement. Nombre de ses conceptions allant de l’hélicoptère aux véhicules blindés, calculateurs, combinaisons de plongée et aux robots ne sont jamais arrivées au bout, de son vivant.  Si elles avaient été construites à son époque elles auraient pu révolutionner l’histoire de la technologie, mais il est clair que le monde n’était pas prêt pour Vinci.

Léonard de Vinci est né le 15 avril 1452 du notaire Piero de Vinci et de la paysanne Caterina à Vinci dans la région de Florence, en Italie. Léonard reçut son éducation dans le studio du célèbre peintre florentin Verrocchio. Dans sa jeunesse, beaucoup de sa vie active fut consacrée au service de Ludovico il Moro à Milan. Il a plus tard travaillé à Rome, à Bologne et à Venise, et il passa ses dernières années au service de François 1er en France dans la maison que ce dernier lui avait offert.

Léonard fut de son vivant un peintre renommé. Parmi ses œuvres la Mona Lisa est son portrait le plus célèbre, et sa peinture murale de La Cène est la peinture religieuse la plus reproduite de tous les temps. Néanmoins, Léonard consacra au cours de sa vie bien plus d’heures à ses inventions, enregistra plus de 13 000 pages de notes et de croquis, dont une grande partie était inconnue avant sa mort le 2 mai 1519.

Buste de Léonard de Vinci à l’âge mûr. (BigStockPhoto)

La machine volante

L’une des inventions les plus fameuses de Vinci est la machine volante, bien qu’elle consistait en fait en différents modèles, principalement basés sur le vol des chauves-souris, des cerfs-volants et des oiseaux. Ses dessins reflètent ses capacités d’observation et d’imagination, aussi bien que son désir profond de pouvoir s’envoler comme un oiseau.

Croquis d’une machine volante envisagée par de Vinci. (Wikimedia Commons)

L’un des dessins de Vinci consiste en un cadre en bois d’une envergure dépassant 10 mètres. Les « ailes » devaient être couvertes de soie fine pour créer une membrane légère mais robuste, comme les ailes d’une chauve-souris. Le pilote devait se plaquer contre un tableau au centre. Pour déplacer les ailes, le pilote devait tourner une manivelle déplaçant une série de nœuds et de poulies, amenant les ailes à battre. Les ailes étaient également modelées pour tourner alors qu’elles battent, démontrant l’inspiration venant de la nature chez Vinci.

Une légende rapporte que Léonard de Vinci aurait essayé la machine volante avec l’un de ses apprentis, et que l’apprenti serait tombé et se serait cassé la jambe. Il n’y a cependant pas de preuve d’un tel essai, et les experts indiquent que tandis que la machine volante aurait pu volé une fois dans les airs, une personne n’aurait jamais pu créer assez de puissance pour amener l’engin à décoller du sol.

« Le monde devrait attendre encore près de 400 ans pour qu’une machine puisse vraiment voler », indique LiveScience. « Ce n’est qu’en 1903 que les frères Wilbur et Orvilles Wright effectuèrent le premier vol réussi d’un avion motorisé. »

L’un des croquis de machine volante de Vinci montre une ressemblance proche aux ailes d’une chauve-souris. (Wikimedia Commons)

Le véhicule blindé

Beaucoup des inventions de Vinci tournaient autour de l’armurerie et des machines de guerre, probablement du fait qu’il recevait ses fonds du duc de Milan, responsable de la défense de Milan contre les Français. L’un des dessins de Vinci représente un véhicule blindé équipé d’armes et capable de se déplacer dans toutes les directions, que beaucoup ont qualifié de précurseur du char moderne.

« Le véhicule de Vinci a de nombreux canons légers arrangés sur une plate-forme circulaire avec des roues, lui permettant un déplacement à 360 degrés », écrit Da Vinci Inventions. « La plate-forme est couverte par une large plaque protectrice (à la manière d’une carapace de tortue), renforcée avec des plaquettes en métal, qui étaient inclinées afin de mieux dévier le feu ennemi. Il y a une tourelle de vision sur le dessus pour coordonner le feu des canons et le pilotage du véhicule. Le déplacement de la machine serait alimenté par huit hommes à l’intérieur du char qui tourneraient constamment des manivelles pour alimenter les roues. »

« Comme sa machine volante, la voiture blindée de Vinci n’a jamais été construite. Et ce n’est que 400 ans plus tard, durant la Première Guerre Mondiale, que les chars blindés sont devenus une composante des champs de bataille européens. »

Modèle du véhicule blindé de Vinci basé sur ses croquis (Wikimedia Commons)

La mitrailleuse

Une autre des armes de guerre de Vinci était le pistolet à 33 canons, qui était destiné à dépasser le problème du temps de recharge trop long des canons de l’époque. Sa conception tient en trois rangées de 11 canons chacun, tous connectés à une seule plate-forme tournante. Les canons pouvaient être chargés en même temps et tirer en roulement, éliminant le délai.

« Le modèle de l’engin à 33 canons de Léonard de Vinci est généralement vu comme la base de la mitrailleuse moderne », indique Da Vinci Inventions, « Une arme n’ayant pas vraiment été développée pour un usage commercial avant le XIXe siècle. »

Croquis du modèle du fusil à canons multiples de Vinci. (Wikimedia Commons)

La combinaison de plongée

Alors que Léonard de Vinci travaillait à Venise, il a conçu le modèle d’une combinaison de plongée primitive, destinée à être utilisée pour détruire les vaisseaux ennemis entrant dans les eaux vénitiennes. La combinaison devait être faite en  cuir de porc traité avec de l’huile de poisson pour qu’elle soit hydrophobe. Le casque a une paire de lunettes en verre incrustée et un tube en bambou pour respirer avec des joints en cuir de porc attachés à l’arrière, connecté à un flotteur en liège et en bois. Recevant de l’air de la surface, la combinaison était conçue pour conserver de l’air dans une poche intérieure.

Une réplique a été construite pour un documentaire de la BBC se basant sur les dessins et les notes de Vinci. Lorsque les plongeurs ont essayé la combinaison, ils l’ont trouvé être un précurseur réussi à la combinaison de plongée moderne, le flotteur en liège agissant comme une chambre d’air comprimé lorsqu’il est submergé.

Ce ne sera que quelques 500 ans plus tard que le célèbre inventeur Jacques Cousteau et l’ingénieur Émile Gagnan ont inventé la combinaison de plongée moderne.

Réplique de la combinaison de plongée de Vinci. (Wikimedia Commons)

Le robot humanoïde

L’étude de l’anatomie humaine de Léonard de Vinci l’a mené à la conception de l’un des premiers robots humanoïdes connus de l’histoire. Ce robot, habillé dans une armure médiévale allemano-italienne, aurait été conçu vers 1495 et présentation à une fête organisée par le duc de Milan. Il a été redécouvert sous la forme de croquis dans les années 1950.

Le chevalier robotique peut se tenir debout, s’asseoir, lever sa visière, ouvrir et fermer la bouche, et manœuvrer indépendamment ses bras. Le système robotique entier était dirigé par une série de poulies, de câbles, d’engrenages internes et de manivelles à main.

En 2002 le spécialiste en robotique Mark Rosheim a construit un modèle fonctionnel du chevalier robotique de Vinci. Il s’est montré être pleinement opérationnel, comme Léonard de Vinci l’avait prédit.

Modèle d’un robot basé sur les dessins de Léonard de Vinci. (Wikimedia Commons)
 

Léonard n’a pas eu d’éducation formelle en latin, en mathématiques et en science et n’a jamais été à l’université. Cela veut dire que ses inventions ont été largement ignorées par les universitaires et les riches mécènes, et son génie est resté enfermé dans de simples croquis de ses carnets.

Lorsque ces journaux ont été découverts, des analyses ont révélé que l’approche de la science de Léonard de Vinci consistait en une observation intense et en un enregistrement détaillé, ses outils d’investigation étant principalement ses yeux. De Vinci était un type de scientifique fondamentalement différent pour son temps, intégrant les arts dans sa théorisation et dans son hypothèse, amenant une approche intégrée et holistique unique de la science.

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