Dans les entrailles d’une tornade dévastatrice grâce à cette simulation

0
76

Grâce à l’utilisation d’un puissant superordinateur, des météorologues ont réussi à recréer en simulation la tornade dévastatrice « El Reno » classée en catégorie 5 et qui avait balayé l’état de l’Oklahoma, aux États-Unis, en mai 2011.

À l’University of Wisconsin-Madison’s Cooperative Institute for Meteorological Satellite Studies (CIMSS), une équipe de recherche menée par Leigh Orf a utilisé un superordinateur de haute efficacité pour visualiser le mécanisme interne des tornades, ainsi que les puissantes supercellules qui en sont à l’origine. Dans le cadre de ce projet, ils sont parvenus à simuler les supercellules qui ont produit cette tornade ayant dévasté la région des Great Plains, dans le sud de l’Oklahoma, en 2011. Ces nouveaux modèles offrent de nouvelles perspectives sur ces tempêtes monstrueuses et sur la manière dont elles se forment.

Ce travail est pertinent, les États-Unis étant en tête en tête des pays les plus touchés par ce phénomène avec plus de 1200 tornades qui touchent le pays chaque année selon la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA).

Durant environ quatre jours, à la fin du mois de mai 2011, plusieurs tornades ont touché l’Oklahoma. L’une d’elles, baptisée « El Reno », a été classée catégorie 5 sur l’échelle de Fujita améliorée, soit le maximum, causant de nombreux dégâts et coûtant la vie à neuf personnes pour 161 blessés.

Pour simuler l’ensemble incroyablement complexe de facteurs météorologiques nécessaires pour produire une tornade de cette puissance, l’équipe de Leigh Orf a eu accès au superordinateur Blue Waters situé à l’Université de l’Illinois.

Les météorologues ont utilisé les données d’observation du monde réel pour recréer les conditions au moment de la tempête, y compris un profil vertical de la température, de la pression atmosphérique, de la vitesse du vent et de l’humidité. Ensemble, ces ingrédients contribuent à « la genèse des tornades », soit les conditions requises pour qu’une supercellule devienne une tornade.

Durant la simulation, les chercheurs ont observé de nombreuses « mini tornades » qui se sont formées avant la tornade principale. Ensuite, pendant que le nuage principal en entonnoir se formait, les petites tornades ont commencé à fusionner, ajoutant de la force à la superstructure et augmentant la vitesse du vent.

Finalement, une nouvelle structure connue sous le nom de « streamwise vorticity current » (SVC) s’est formée à l’intérieur de la tornade. « Le SVC est composé d’air de pluie refroidi qui est aspiré dans le courant ascendant qui anime l’ensemble du système », explique Leigh Orf dans un communiqué de l’Université du Wisconsin. « Nous pensons qu’il s’agit d’un élément crucial dans le maintien d’une tornade inhabituellement forte, mais ce qui est intéressant, c’est que le SVC n’est jamais en contact avec la tornade », ajoute-t-il.

« Nous avons terminé cette simulation, mais n’allons pas nous arrêter là. Nous allons continuer à affiner le modèle et continuer à analyser les résultats afin de mieux comprendre ces systèmes dangereux et puissants », conclut le météorologue.

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here