Le mouvement de deux millions d’étoiles sur cinq millions d’années dans le futur

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En utilisant les données de sa mission Gaia, l’Agence spatiale européenne (l’ESA) a publié une vidéo qui fournit un aperçu des mouvements des étoiles dans notre galaxie pour les cinq millions d’années à venir.

Au cœur de notre galaxie, les étoiles se déplacent bien que les changements de leurs positions dans le ciel soient trop petits et trop lents pour que l’on puisse les apprécier à l’œil nu sur l’échelle du temps d’une vie humaine. C’est au XVIIIe siècle que ces changements ont été découverts par Edmond Halley et de nos jours, ces mouvements stellaires peuvent être détectés avec des observations astrométriques de haute précision.

C’est de cela dont se charge le satellite Gaia de l’ESA. Lancé en 2013, Gaia a commencé ses opérations scientifiques en juillet 2014 en explorant le ciel à plusieurs reprises pour obtenir la carte 3D la plus détaillée jamais réalisée de la Voie lactée. Cela implique de déterminer où sont situés les milliards d’étoiles dans notre galaxie, comment elles se déplacent et à quelle vitesse.

Dans cette vidéo proposée par l’ESA basée donc sur les données obtenues grâce au satellite Gaia, ce sont 2 057 050 étoiles qui sont présentées, auxquelles ont été ajoutées 24 320 étoiles qui n’étaient pas incluses dans la première publication de données de Gaia de septembre 2016. La vidéo commence à partir des positions d’étoiles mesurées par Gaia entre 2014 et 2015 et montre comment ces positions devraient évoluer à l’avenir, sur les cinq millions d’années prochaines. Chacune des images correspond à une période de 750 ans.

« La forme de la constellation d’Orion peut être repérée vers le bord droit du cadre, juste en dessous du plan galactique, au début de la vidéo. À mesure que la séquence se déroule, la forme familière de cette constellation (et d’autres) évolue en un nouveau modèle. Deux amas stellaires, des groupes d’étoiles qui sont nées ensemble et par conséquent se déplacent ensemble, peuvent être vus vers le bord gauche du cadre : ce sont les amas ouverts alpha Persei (Per OB3) et les Pléiades », commente l’ESA.

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