Une Vénus rarissime du Paléolithique trouvée dans l’ouest de la Russie

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Des archéologues ont trouvé une «Vénus paléolithique» datant de la période de glaciation dans la région de Briansk (l’ouest de la Russie).


Une statuette d’une « Vénus paléolithique » sculptée dans une défense de mammouth datant de l’ère de glaciation a été trouvée par des scientifiques de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Russie lors de fouilles dans la région de Briansk, dans l’ouest de la Russie. D’après le service de presse de l’Institut d’archéologie, cette découverte est très importante, car il n’y aurait que quelques dizaines de figurines semblables dans le monde entier.

La « Vénus » en question n’est pas très grande — un peu plus de 5 cm. Sculptée dans une défense de mammouth, elle représente une femme corpulente, a le ventre plutôt gros — peut-être est-elle enceinte — et une bonne poitrine. Une partie de son ventre et de sa poitrine s’est effritée le long d’une lézarde naturelle dans la défense. La figurine a été découverte à côté d’un entassement de grandes plaques de silex et des fragments d’ossements de mammouths colorés avec de l’ocre. Apparemment, elle a été placée à côté des os d’un mammouth, sur le sol, et non pas « enterrée » comme les autres « Vénus ». 

D’après le chef de l’expédition, Constantin Gavrilov, cette statuette remontrait au milieu du Paléolithique supérieur, et la couche d’occupation où elle a été trouvée serait vieille de 23 000 ans.

À l’époque, le glacier en Europe avait déjà reculé au nord et couvrait seulement le territoire de la péninsule Scandinave et de la région Baltique.

Les statuettes des « Vénus paléolithiques » sont typiques de la phase du Gravettien du Paléolithique supérieur. Après cette époque, qui a pris fin il y a environ 19 à 20 000 ans, ce type de figurine est rarissime. La première découverte d’une statuette semblable a été faite en 1864, lors de fouilles à Laugerie-Basse, dans le sud-ouest de la France. Depuis, on en a souvent trouvées en Europe, en Russie centrale et en Sibérie. Leur taille varie de 5 à 15 cm. Certaines sont en argile cuite et en calcaire, mais le plus souvent elles étaient sculptées dans des défenses de mammouth.

« La plupart des scientifiques croient qu’il s’agissait d’objets cérémoniels et rituels qui étaient fabriqués puis brisés ou « enterrés » dans des fosses spéciales. C’est pourquoi les « Vénus » retrouvées intactes sont beaucoup moins nombreuses que les fragments de statuettes: quelques dizaines contre quelques centaines », a expliqué M. Gavrilov.

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