Des momies celtes de 3200 ans retrouvées en Chine

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A la fin des années 70, on a exhumé dans la région dite autonome ouïgoure du Xinjiang des centaines de momies bien conservées par l’aridité du désert, datant de 4 000 à 1 000 ans, d’origine indubitablement européenne, voire celtiques…

Quatre sites funéraires de Chine entre le Tian Shan et le désert du Taklamakan, dans la province occidentale du Xinjiang, ont livré depuis les années 1970 des centaines de momies en excellent état de conservation. Ces momies remontent à 3 200 ans, soit 1 200 ans avant notre ère.

Ensevelies dans des vêtements de vives couleurs, elles étonnent les anthropologues, parce que leurs cheveux sont blonds, roux et châtains. Les crânes dolichocéphales (allongés), les yeux non fendus et les lèvres relativement charnues sont des caractéristiques d’individus d’origine caucasoïde.

L’absence de textes de quelque sorte que ce soit laisse les anthropologues perplexes. Les hauts couvre-chefs coniques retrouvés sur certaines momies évoquent les récits guerriers de Darius 1er qui, en 520 avant notre ère, remporta une victoire sur « les Sakas aux chapeaux pointus ». Les textiles ont été définis comme réalisés selon des techniques spécifiquement celtiques. Des fragments de roue en bois indiquent que la civilisation à laquelle appartenaient les momies savaient construire des chariots.

 

Etant donné que la domestication du cheval et son emploi comme bête de trait est originaire de l’Oural, cerains chercheurs pensent que la population à laquelle appartenaient ces momies venait elle aussi de l’Oural.

Leur présence aux confins de l’actuelle Europe n’a rien d’extraordinaire en elle-même : la région où on les a trouvées coïncide avec les anciens itinéraires de la Route de la soie.

Nomades ou semi-nomades, il reste à leur trouver une place dans les populations connues du monde préhistorique. Des chercheurs évoquent à ce propos l’existence d’une langue indo-européenne disparue, le tokharien, qui survécut jusqu’au IIIe siècle de notre ère.

Parlé dans le Turkestan chinois pendant le premier millénaire, il comporta deux branches, le tokharien A, ou tourfanien, sorte de langue morte de l’époque dont les monastères bouddhistes de Tourfan ont conservé des textes, et le tokharien B, ou koutchéen, parlé dans les régions du Tourfan et de Koutcha.

Sakas, Celtes, Scythes ou Tokharoi, le choix finira par se rétrécir.

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