Un pilote de l’armée de l’air fonce dans le cœur d’un ouragan

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Dans la catégorie métiers à risques, il existe celui consistant à traquer les ouragans. Ces pilotes de l’armée de l’air américaine ont pour but d’effectuer des missions de reconnaissance météorologique au plus près de ces événements hors du commun.


Les chasseurs de tornades traquant leur « proie » sur Terre font de l’ombre à d’autres héros : les chasseurs d’ouragans. Tout aussi dangereuses, leurs missions consistent à voler en avion à travers les ouragans à 3000 mètres d’altitude afin de récolter des informations telles que la force des vents, la température ou encore la pression.

Aux États-Unis, la saison des ouragans (également nommés typhons ou cyclones) débute chaque année en juin et se termine en novembre. Ces épisodes climatiques sont impressionnants et souvent meurtriers avec leurs vents de 200 km/h en moyenne. Beaucoup ont encore en tête l’ouragan Matthew de septembre 2016 ayant frappé les Caraïbes (surtout Haïti) et le sud-est des États-Unis (environ 1000 morts) ou encore le typhon Haiyan en 2013 ayant fait dix fois plus de victimes aux Philippines.

Garrett Black est un de ces pilotes qui n’a pas froid aux yeux. Ce dernier avait traversé l’ouragan Matthew, une mission ayant permis de mesurer la force des vents à l’approche des Caraïbes. L’intéressé a indiqué à l’AFP que la sensation est un peu similaire aux « montagnes russes », un phénomène « excitant » selon lui. Les missions sont effectuées avec un Air Force WC-130, un gros avion quadrimoteur à hélices dont le surnom est Le chasseur d’ouragans.

Il s’avère qu’envoyer des avions braver les ouragans est indispensable, car de telles données ne peuvent pas être obtenues simplement grâce aux satellites. Bien que ces derniers évoluent, ils ne donnent que des estimations concernant les ouragans et cela s’avère insuffisant lorsque la vie de milliers de personnes est en jeu. Les avions permettent d’obtenir des informations en temps réel donnant la possibilité aux météorologues de faire des prévisions fiables, et ce, plusieurs jours avant un éventuel impact meurtrier.

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