Il y a beaucoup de technologies inspirées de la nature. Parfois, on les catégorise selon les espèces. Par exemple, les sharktechs sont les technologies inspirées des requins.

Les geckotechs sont les technologies inspirées des geckos, ces petits lézards qui sont capables de marcher sur les murs. La dimension la plus étudiée chez ces petits animaux, c’est celle de leur adhésivité, autrement dit la façon dont ils adhèrent aux murs. En réalité, ils utilisent une loi physique qui s’appelle les forces de van der Waals, qui sont des sortes d’interactions micromagnétiques, et non d’aimants.

Ces forces de van der Waals permettent de coller sur à peu près n’importe quelle surface dans l’espace. Le gecko, lui, n’a pas évolué dans l’espace, mais il peut nous inspirer pour fabriquer des robots capables de coller, par exemple, à la surface de la Station spatiale internationale. En effet, dans l’espace, impossible d’utiliser des ventouses puisque c’est le vide. Impossible d’utiliser de la colle liquide puisqu’il fait beaucoup trop froid. Et on ne peut pas utiliser d’aimants non plus puisque la Station spatiale est largement amagnétique.

Réparer la Station spatiale internationale

Mark Cutkosky, chercheur à l’université Stanford, a justement planché sur la création d’un robot inspiré du gecko, qui peut coller aux murs et qui serait la solution idéale pour réparer la Station spatiale internationale. Une équipe de l’Agence spatiale européenne, en collaboration avec l’université Simon-Fraser de Vancouver, a développé une technologie similaire, également inspirée du gecko, et qui s’appelle Abigaille.

Si l’on continue la liste des technologies inspirées de la nature, on peut aussi citer le cas de ces chercheurs de l’École polytechnique fédérale de Lausanne ayant mis au point un robot salamandre, qui pourrait à la fois nager et marcher. Ces scientifiques ont démontré qu’une toute petite transition de phase dans le logiciel du robot permettait de passer d’une phase (nager) à l’autre (marcher), sans véritable changement profond du logiciel.

Les agences de défense et de renseignements s’intéressent de plus en plus à ces robots bio-inspirés. Le gecko pourrait être utilisé en tant que drone-espion. Il collerait au mur et viendrait nous espionner chez nous. Ce n’est pas du tout de la science-fiction, c’est à l’étude, et c’est même probablement déjà réalisé aujourd’hui.

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