Lorsqu’il s’agit des sciences de la vie, le mimétisme est partout. Les lions usent de techniques de camouflages pour se fondre dans la savane. Les grenouilles utilisent des mimétismes pour se rapprocher du vert de leur milieu naturel. Ou encore plus célèbres, les caméléons sont à même de changer de couleur pour se confondre avec leur environnement. 

Pour leur part, les chercheurs sont depuis longtemps fascinés par le mimétisme animal ; pour quelques contemporains de Darwin, comme Alfred Russel Wallace, ce sont ces mimétismes et camouflages qui ont permis d’asseoir l’évidence de la sélection naturelle dans leur esprit. La nature privilégie les organismes qui ont les caractéristiques leur permettant de mieux survivre dans leur milieu : les insectes à même de se confondre avec leur environnement ont potentiellement moins de chance d’être mangés et sont capables de transmettre leurs gènes – et leur aptitude au déguisement naturel – aux générations futures. 

Mais selon une étude parue hier, il s’avère qu’un certain type de camouflages reprenant la forme de feuilles date déjà du temps des dinosaures, bien plus longtemps que ce qu’imaginaient les experts.

Non seulement ce phasme, une Phyllie géante, se confond parfaitement avec son environnement de par sa couleur et sa forme, mais elle se balance en plus d’avant en arrière pour prendre l’apparence d’une véritable feuille soumise à la brise.

La mouche lanterne sur la gauche, de la famille des Fulgora, est bien camouflée dans le tronc de son arbre hôte au Parc national de Soberania, au Panama. Sur la droite, la mouche lanterne adopte un mécanisme de défense pour éloigner tout prédateur affamé, dévoilant ses grands yeux au niveau des ailes.

En y regardant de plus près, apercevez-vous la mante orchidée ? Alors que certains insectes utilisent leur technique de camouflage pour se cacher parmi les fleurs, cette mante pourrait bien, elle, prendre la forme d’une partie de l’orchidée pour attirer ses proies. Ses quatre pattes ressemblent à des pétales.

Cette chenille prend la couleur de tout ce qui l’entoure!

Cette chenille verte, de la famille des Tanaecia, se fond merveilleusement bien dans son environnement. Les insectes ont atteint un tel niveau dans l’art du camouflage qu’ils font depuis longtemps l’objet d’une fascination dans le monde scientifique. En témoigne cette citation du biologiste de renom E. O. Wilson : « Chaque enfant a sa période ‘insectes’. Je ne suis tout simplement jamais sorti de la mienne. »

Qui voudrait manger une feuille morte ? Peu d’animaux se porteraient candidats. C’est précisément pour la couleur de ses ailes que ce papillon Kallima est aussi appelé « feuille morte ».

Cette sauterelle couleur mousse se cache quant à elle parfaitement sur cet arbre recouvert de lichen. Non contente de se mettre à l’abri de ses prédateurs, elle en profite pour se nourrir dudit lichen qui lui sert de camouflage.

Pour survivre dans la nature, ces phasmes de la famille des Lonchodes prennent l’apparence de branches et de brindilles. Pour aller encore plus loin dans l’art du camouflage, ils se déplacent lentement pour laisser penser qu’ils ne sont que de simples branches balayées par le vent.

Une jolie coccinelle? Il s’agit en réalité d’une araignée!

Oh l’énorme guêpe qui doit être dangereuse! Pourtant c’est « juste » une mante religieuse

Ouch dangereux! non un papillon qui nous fait croire qu’il est un serpent, bien vu!

Cherchez bien il y a un insecte… qui se confond avec les feuilles!

Source

PARTAGER

1 COMMENTAIRE

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here