La découverte d’un cocktail létal à la surface de Mars pourrait rendre la planète Rouge partiellement inhabitable et sérieusement compliquer les futures missions martiennes.

Exposés à des rayonnements ultraviolets similaires à ceux qui frappent Mars, les perchlorates, des sels présents en abondance sur la planète Rouge « deviennent des tueurs de bactéries ». C’est ce que révèle une étude publiée jeudi 6 juillet 2017 par l’école de physique et d’astronomie de l’université d’Edimbourg dans la revue Scientific Reports. L’équipe à l’origine de la découverte a exposé une bactérie « Bacilus subtilis », placée dans une concentration de perchlorates similaire à celle de la surface martienne, à un rayonnement ultra violet. Une expérience qui leur a permis de constater que la bactérie « mourrait en quelques minutes ».

Mais les perchlorates ne sont pas le seul danger présent sur Mars. Associé avec deux autres composés présents sur place que sont l’oxyde de fer et le peroxyde d’hydrogène, l’ensemble augmenterait encore la mortalité des bactéries. « La surface de Mars est létale pour les cellules et rend inhabitable une grande partie de la surface et des régions proches de la surface » précise l’étude. 

Rien n’est perdu pour les futures explorations

« Si nous voulons découvrir de la vie sur Mars, il faut prendre en compte ces résultats » et s’intéresser aux moyens de chercher de la vie sous la surface, dans des zones qui n’auront pas été exposées à de telles conditions a déclaré à l’AFP Jennifer Wadsworth, co-auteur de l’étude.

Les perchlorates ont été découverts sur Mars pour la première fois par l’atterrisseur Phoenix de la NASA en 2008. L’espoir de trouver de l’eau liquide sur Mars a été confirmé en 2015 par la découverte de perchlorate de calcium dans le sol. Ce sel a en effet la propriété d’abaisser le point de congélation de l’eau, ce qui la maintient à l’état liquide. Il y a au moins une bonne nouvelle : avec un tel cocktail toxique, les contaminants biologiques apportés par les missions d’exploration martiennes ont « peu de chance de survivre », souligne l’étude.

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