Une très rare baleine à bec a été filmée au large des Açores. Ce cétacé proche des dauphins mais rare et très mal connu vit en Atlantique nord, avec des cousins dans l’hémisphère sud, et a pu aussi être repéré et identifié aux Canaries. L’étude permet de mieux comprendre sa répartition.

Malgré ses 5 m de long et une masse de 1,4 tonne, la baleine à bec de True, alias Mesoplodon mirus, décrite en 1913, n’avait jamais été filmée en mer. Une équipe de chercheurs, qui l’ont pistée dans toute la Macaronésie (les Açores, les Canaries, Madère et le Cap-Vert), ont eu la chance de prendre ces images inédites. Ils publient aussi dans la revue PeerJ une étude basée aussi sur des observations en surface et sur des analyses génétiques d’animaux échoués, notamment à El Hierro, aux Canaries.

Chez les baleines à bec, on est extrêmement discret. Ces cétacés se tiennent loin des côtes, restent rarement en surface et plongent profondément. Elles habitent au-delà des tropiques, jusqu’en Australie dans l’hémisphère sud et jusqu’aux Açores dans l’Atlantique nord. Leur nom est mal trouvé : ce ne sont pas des baleines et elles n’ont pas de bec, mais un rostre, et ressemblent à des dauphins.

Les zoologistes les appellent des Ziphiidés, une famille qui compte 22 espèces. La baleine à bec de True est la plus mystérieuse de toutes et même son territoire est mal connu. Cette étude est la première à montrer sa présence dans les îles Canaries. Les scientifiques ont aussi observé une autre espèce, la baleine à bec de Gervais (Mesoplodon europaeus), très similaire. L’analyse génétique a permis d’identifier des animaux échoués aux Açores.

© Roland Edler

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