En deux semaines, plus de 800 tremblements de terre ont été ressentis sur le Parc National de Yellowstone, aux États-Unis. C’est une activité plus vive que la moyenne, mais qui n’inquiète pas pour autant les experts.

Visité par des millions de personnes chaque année, le parc de Yellowstone accueille en son sein un « super-volcan » en sommeil depuis depuis plus 70 000. Le volcan se trouve au sommet d’une immense réserve de roche fondue, l’un des plus grands champs continentaux siliciques volcaniques actifs dans le monde. C’est pourquoi la bête fait encore l’objet de surveillance puisqu’une éventuelle éruption de ce volcan pourrait en effet provoquer la mort de 90 000 personnes dans la région selon de récentes estimations.

Il y a quelques jours d’ailleurs, Yellowstone subissait quelques turbulences. Des centaines de mini-tremblements de terre ont effectivement été ressentis depuis le 12 juin dernier. En l’espace d’une semaine, l’USGS (United States Geological Survey, un organisme gouvernemental américain qui se consacre aux sciences de la Terre) avait déjà enregistré 464 tremblements de terre, soit le « le plus grand nombre de tremblements de terre à Yellowstone au cours d’une seule semaine depuis ces cinq dernières années », note l’organisme dans un communiqué publié il y a quelques jours.

La majorité des tremblements de terre ne dépassaient pas une magnitude de 1 sur l’échelle de Richter. En revanche, un séisme de magnitude 4,4 a été ressenti il y a quelques jours, mais est passé inaperçu dans les journaux. C’est pourtant le plus grand séisme dans la région depuis mars 2014. Plus de 400 autres mini séismes suivirent la semaine suivante, portant le nombre de séismes à 878 en l’espace de deux semaines seulement. Les experts se montrent néanmoins rassurants, assurant qu’il était « très peu probable » que ces mini secousses réveillent le super-volcan. Il n’y a qu’une chance sur 730 000 pour que cela arrive.

« Yellowstone subit environ 1500 à 2 000 tremblements de terre par an », assurent les chercheurs. « Parmi eux, 40 à 50 % se produisent dans le cadre des essaims sismiques ». Même si ce dernier essaim est plus important que la moyenne, les experts assurent qu’il n’y a « aucune preuve que l’activité soit liée au magma qui se déplace sous la surface ». Selon l’Institut d’études géologiques des États-Unis, une catastrophe massive n’arrivera probablement pas avant 700 000 ans, mais des plus petites éruptions peuvent survenir dans quelques dizaines de milliers d’années.

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