Godzilla : la planète qui ne devrait pas exister

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Une planète monstrueuse. Un astre rocheux dix-sept fois plus lourd que la Terre, nommé Kepler-10c. Une aberration physique, selon les scientifiques.

Les astronomes se bousculent pour observer l’espace à travers l’œil du télescope spatial Kepler. Grâce à lui, ils peuvent désormais observer la mégaplanète Kepler-10c de la constellation du Dragon, située à 560 années-lumière de la Terre. Là, elle orbite autour d’une étoile similaire à notre Soleil, quoique deux fois plus âgée.

Les scientifiques ont commencé par déterminer la masse de cette planète compacte, 17 fois celle de la Terre. Déduction des astronomes, selon les connaissances actuelles en astrophysique : Kepler-10c est un corps rocheux, comme notre planète. Or, deux fois plus grande que la Terre, cette mégaplanète devrait être gazeuse ! Comme Saturne, par exemple, et toutes les autres géantes connues de cette envergure. 

UN MONSTRE DE LA NATURE

Les planètes naissent d’un amas de gaz et de poussière autour d’un embryon d’étoile. Plus elles grossissent, plus elles attirent et absorbent de gaz. Un astre aussi imposant que Kepler-10c aurait donc dû se transformer en géante gazeuse, comme Jupiter. Problème : les astronomes n’ont détecté aucune trace de gaz dans l’atmosphère de Kepler-10c !

« Il est difficile d’admettre l’existence de cette planète. Elle défie nos connaissances en astrophysique. Comment concevoir la réalité d’une planète qui  n’aurait même pas aggloméré de petites quantités d’hydrogène et d’hélium ? », s’interroge Dimitar Sasselov, astronome du Harvard.

L’existence de cette mégaplanète brouille les certitudes des scientifiques sur la formation des planètes. Kepler-10c pourrait être la première d’un nouveau type d’astres rocheux géants.

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