Au cœur de l’ancienne ville de Madurai, en Inde, se trouve l’un des plus grands temples du pays. Surplombant le mur de six mètres qui entoure le site, le célèbre temple est un phare pour les 15 000 pèlerins qui se pressent chaque jour jusqu’à l’État du Tamil Nadu.

Consacré à la déesse Mînâkshî, l’incarnation de la déesse hindoue Pârvatî, c’est l’un des rares monuments religieux d’Inde à être dédié à une divinité féminine. Connue sous le nom de « déesse aux yeux de poissons » en raison de ses yeux à la forme parfaite, Mînâkshî incarne la fertilité et l’amour.

Tous les 12 ans, les statues d’animaux, de divinités et de démons aux couleurs vibrantes sont repeintes et restaurées.

Ce temple célèbre l’union divine avec son amant Sundareshvara (Shiva chez les hindous). Au cœur du site se trouvent deux sanctuaires qui leur sont dédiés. Chaque soir, Sundareshvara est transporté jusqu’à la chambre d’argent de Mînâkshî lors d’un cortège élaboré, avant d’être ramené dans ses quartiers au moment de la prière du matin.

Ce lieu sacré est un chef-d’œuvre de l’architecture dravidienne, célèbre pour ses structures gigantesques et ses hautes gopurams, ou tours, entourées de piliers ornementés. Ses quatre entrées principales, chacune dirigée vers l’un des points cardinaux, ne peuvent être vues nulle part ailleurs. Des milliers de statues en pierre aux couleurs vives représentant des animaux, des divinités et des démons composent les murs des quatorze tours du temple, dont la plus haute s’élève à 52 mètres de hauteur. Elles sont repeintes et restaurées tous les 12 ans. La salle des mille piliers, qui tient lieu de musée du temple, présente également des colonnes minutieusement sculptées.

Des motifs minutieusement peints ornent les plafonds et les colonnes du temple.

Le temple a été bâti pour la première fois en l’an 600 de notre ère par les hindous tamouls, avant d’être détruit par les conquérants musulmans au cours du 14e siècle. 250 ans plus tard, au cours du 16e siècle, le site sacré a été reconstruit en un somptueux édifice tel que nous le connaissons aujourd’hui. D’après la littérature tamoule ancienne, elle avait été à l’origine construite par les survivants du continent disparu de Kumari Kandam, une terre mythique qui s’étendait à travers l’océan Indien.

Le temple de Mînâkshî est pour de nombreuses personnes du sud de l’Inde ce que le Taj Mahal est au nord de l’Inde. Une multitude de pèlerins se rendent sur le site pour méditer, se joindre aux prières des prêtres brahmanes résidents et se baigner dans des bassins ornés de fleurs de lotus dorées, réputés pour porter chance à ceux qui s’y immergent.

Source

PARTAGER

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here