En Sicile, des archéologues ont exhumé des jarres contenant des traces de vin datées de plus de 4 000 avant J.-C.

Des chercheurs viennent d’identifier des traces de l’ancêtre de notre verre de Nero D’Avola qui accompagne parfaitement notre assiette de pâtes aux aubergines du vendredi soir. Daté de près de 6 000 ans, il pourrait bien s’agir du plus vieux vin au monde, d’après le site du Guardian qui relaie la découverte.

Des scientifiques de l’université de Floride du Sud ont en effet détecté des résidus de vin au fond de plusieurs jarres en terre cuite abandonnées au fond d’une cave de calcaire, dans la région du Mont Kronio, près de Scaccia en Sicile. Il s’agit plus précisément de traces d’œnine (ou malvidine-3-O-glucoside), un pigment naturel de peau du raisin noir qui donne au vin sa couleur rouge.

De très grosses jarres vous trouvez pas ?

De la viticulture à la préhistoire

Si jusqu’alors on pensait que la viticulture n’était arrivée en Italie qu’autour de 1 200 avant J.-C. avec la colonisation des Grecs anciens, cette découverte prouve que les Siliciens faisaient déjà du vin trois mille ans plus tôt. « C’est la première fois qu’on découvre des résidus de vin de l’époque de la préhistoire dans la péninsule italienne », assurent les chercheurs qui ont publié leur étude en intégralité dans le Microchemical Journal.

« Cuvée 4 000 avant J.-C. »

En 2016, un chercheur australien du Wine Researche Institute ainsi que le laboratoire de recherche de Carlsberg avaient assuré avoir réussi à produire de la bière à partir de levures trouvées dans des bouteilles vieilles de, respectivement, 220 ans et 133 ans. Alors peut-être que des scientifiques réussiront également à tremper un jour leurs lèvres dans un vin fermenté à partir de ces résidus multimillénaires. « Vin de Scaccia, Cuvée 4 000 avant J.-C. » sur l’étiquette, ça claque non .?

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