Les tablettes d’émeraude sont une des plus grandes énigmes de l’archéologie. Elles peuvent être considérés comme un côté obscur de la mythologie égyptienne, caractérisé par des événements où le mythe semble rencontrer l’histoire.

Les savants considèrent les tablettes d’émeraude comme une légende concernant les dieux de l’Egypte antique, révélant des mystères impliquant les sociétés anciennes qui ont survécu au grand déluge. Les tablettes sont connues comme une inscription hermétique cryptique supposée contenir les secrets de l’alchimie et le fondement de la tradition hermétique.

Une représentation imaginative du XVIIe siècle de la tablette d’émeraude de l’œuvre de Heinrich Khunrath, 1606. (domaine public)

Les origines mythiques des Tablettes

D’après le mythe, Thot – le scribe des dieux – a compilé les tablettes. Il a divisé ses connaissances en 42 planches d’émeraude, codifiant les grands principes scientifiques qui régissent l’Univers. La légende raconte qu’après la chute des dieux, les tablettes hermétiques étaient habilement cachées pour qu’aucun être humain ne puisse les trouver. Seul Thoth, de retour dans cette dimension, put récupérer le livre mystérieux.

Une figure de Thot sculptée sur le dos du trône de la statue assise de Ramsès II.

Selon d’autres interprétations, les tablettes ont été conservées dans la salle des archives, puis cachées dans la bibliothèque d’Alexandrie jusqu’ à ce qu’elles soient perdues pour toujours, après le terrible incendie qui a détruit l’ancien bâtiment et ses livres légendaires.

Une édition du XVIIe siècle des tablettes d’émeraude par « Hermès Trismegistus » – une combinaison du dieu grec Hermès et du dieu égyptien Thot.

Une légende très intéressante racontée par des mystiques juifs relie les tablettes de Thot à la femme d’Abraham, Sarah. Selon le mythe, elle a trouvé la tombe du dieu égyptien et ses précieux manuscrits lors de leur fuite en Egypte, fuyant une famine affligeante de Canaan.

Dans ce cas, si le récit est historiquement exact, nous pouvons supposer que les origines des tablettes d’émeraude peuvent se rapporter à une époque ancienne, bien avant le grand déluge de la Bible. Par conséquent, les origines des dieux égyptiens et du Zep Tepi (une Ère d’or ou époque où les dieux régnaient dans l’Egypte antique) peuvent avoir une connexion intrigante, confirmée par d’autres légendes de civilisations.

Ce n’est qu’au Moyen Âge que les documents hermétiques furent traduits en latin à partir de l’arabe, tandis que la première version imprimée européenne fut publiée à Nuremberg, au début de 1541. Le titre était « De Alchimia » écrit par l’alchimiste Johannes Baptista Montanus Veronensis Patricius. Grâce à son travail, les documents anciens ont survécu jusqu’ à présent.

Réalité ou fiction?

En analysant les textes légendaires, des questions surgissent: peut-on supposer que le document hermétique est un fait historique réel et non un mythe? Que devrions-nous penser du contenu et des codes scientifiques inscrits dans les Tablettes? Y a-t-il un lien possible entre le dieu Thot et la civilisation des pyramides?

Selon le document mystérieux, peut-on affirmer que Thot était le constructeur de Gizeh?

Au cours de mes deux décennies d’expérience, j’ai appris à faire confiance aux faits objectifs, grâce à un modèle d’enquête précis. A partir d’une étude des mythes, je souhaite proposer un nouveau point de vue sur la possibilité que le mythe de Thot soit une histoire vraie.

J’ai construit la Grande Pyramide, modelée d’après la Force terrestre, brûlant éternellement pour qu’elle aussi puisse subsister à travers les âges. En elle, ma connaissance de la « Science-Magique » pour qu’elle puisse être là quand je reviendrai d’Amenti. Oui, tandis que je dors dans les couloirs d’Amenti, mon âme errant librement s’incarne et demeure parmi les hommes sous cette forme ou sous une autre. »- Tablette Émeraude 1.

Tablette Emeraude I – L’histoire de Thoth

Si les tablettes d’émeraude sont fiables, à quoi pourrait ressembler la relation entre Thot et la Grande Pyramide?

Djehuty (Thot) dans le temple de Luxor la nuit.

La première ligne, »J’ai construit la Grande Pyramide », est une expression claire concernant une attribution sans ambiguïté de la propriété du projet. Les découvertes ont-elles confirmé cette hypothèse ? Surtout pour la Grande Pyramide dans laquelle aucune inscription faisant référence aux bâtisseurs n’ a jamais été retrouvée…

La seule exception est quelques symboles qui se trouvent à l’arrière de la porte de Gantenbrink – une porte en pierre calcaire avec deux poignées en cuivre érodées dans les puits de la Grande Chambre de la Reine dans la Pyramide, découverte par l’ingénieur allemand Rudolf Gantenbrink.

porte de Gantenbrink

À mon avis, et en analysant les signes, je peux supposer que les marques ne peuvent pas être attribuées à une écriture égyptienne ancienne connue, bien que l’égyptologue Luca Miatello ait relié l’écriture manuscrite obscure au Hieratic, et sa signification à une séquence de nombres et de mesures permettant de construire les conduits dans la chambre de la Reine.

Je considère que sa théorie n’est pas fondée en raison du manque de corrélation entre les indices et l’écriture hiératique. Il pourrait s’agir d’une écriture inconnue, augmentant le mystère sur les origines des pyramides de Gizeh.

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3 Commentaires

  1. D’après Voltaire (oui oui, Voltaire, l’écrivain et philosophe français)
    Thot = Djehouty = Hermes Trismégiste = Enoch (du livre d’Enoch) =Enmedouranki de la ville sumérienne de Sipar ……Tout est lié.

  2. Je cite Voltaire ; « Voilà ce que la sainte Ecriture et les Pères nous disent d’Enoch ; mais les profanes de l’Orient en disent bien davantage. Ils croient en effet qu’il y a eu un Enoch, et qu’il fut le premier qui fit des esclaves à la guerre ; ils l’appellent tantôt Enoch, tantôt Edris ; ils disent que c’est lui qui donna des lois aux Egyptiens sous le nom de ce Thaut appelé par les Grecs Hermès Trismégiste. »

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