La découverte avait fait grand bruit. Au début du mois de novembre, Mehdi Tayoubi, codirecteur du projet ScanPyramids, a annoncé avoir la certitude avec ses équipes que la fameuse pyramide de Kheops, vieille de 4.500 ans, cachait en son cœur une importante cavité, grande comme « un avion de 200 places ».

Depuis fin 2015, la mission qui réunit des scientifiques égyptiens, français, canadiens et japonais scrute le ventre de la pyramide en utilisant des technologies de pointe non invasives qui permettent de voir à travers les monuments afin de découvrir d’éventuels vides ou structures internes méconnues et en apprendre un peu plus sur les méthodes de construction toujours enveloppées de mystères.

« Chaque fois qu’il y a fouille, on modifie une partie du site »

Des chercheurs marseillais se retrouvent embarqués dans cette incroyable aventure avec une mission : concevoir un robot permettant d’explorer cette fameuse cavité. Aujourd’hui, on ignore en effet totalement ce qu’elle pourrait contenir, ni même sa configuration exacte.

Pour remplir leur mission à bien, les scientifiques de l’Institut des sciences et du mouvement de l’université d’Aix-Marseille, en partenariat avec l’Inria, planchent depuis quelques semaines sur un projet de robot miniature avec un objectif : parcourir cette cavité sans toutefois la détériorer. « A chaque fois qu’il y a fouille, on modifie une partie du site, rien qu’en analysant certains éléments », explique Franck Ruffier, chercheur au CNRS et membre de l’institut des sciences du mouvement.

Un minirobot télécommandé

Pour ce faire, cet engin serait une sorte de petit ballon dirigeable, plié pendant sa descente vers la cavité à travers un petit tube de seulement 3,5 centimètres de diamètre. Le robot se gonflerait ensuite à distance une fois parvenu sur la zone à explorer. Le tout pour un diamètre de seulement 80 centimètres et d’environ 50 grammes.

Les capteurs – dont le robot sera équipé ainsi que le système d’intelligence artificielle à l’intérieur – devront permettre au pilote qui télécommandera l’engin à distance d’éviter les obstacles, détectés automatiquement par la machine, et d’atterrir précisément sur une station d’accueil. « Le robot devra être aussi capable de revenir à sa base, même en cas de perte de signal radio », précise Franck Ruffier.

En attente de financement

Autre particularité de ce robot : les équipes qui travaillent sur ce projet ont opté pour un engin volant. Le robot sera ainsi moins gêné par d’éventuels obstacles, comme des escaliers. Il peut également offrir de nombreux points de vue.

Un sacré atout quand on sait qu’une fois en l’air, le robot enregistrera vidéos et photos utiles aux chercheurs. L’engin et sa base devraient en effet être capable de produire de la lumière. Reste toutefois aux chercheurs à trouver les financements nécessaires, actuellement en négociation, pour relever le défi et enfin concrétiser ce projet…

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