Grâce à un scanner, les scientifiques ont réussi à reconstituer l’histoire de cette petite fille égyptienne de 5 ans, momifiée il y a 1 900 ans. Une première ! Découverte il y a 106 ans, cette momie gardait pour elle encore de nombreux secrets.

Des chercheurs de l’ Northwestern, à Evanston, dans l’Illinois aux États-Unis, se sont penchés sur l’histoire d’une petite momie, celle d’une fillette égyptienne de 5 ans. La « momie de Garrett », comme l’appellent les chercheurs, est l’une des cent momies avec un portrait placé au niveau du visage existant dans le monde.

Celle-ci a été découverte il y a 106 ans. Mais ses origines et les causes de sa mort restaient floues. Grâce à l’analyse de la dépouille aux rayons X, les scientifiques ont réussi à percer un certain nombre des mystères qui entouraient la petite momie.

Un puzzle en 3D

Les scientifiques se sont donc attelés à analyser la momie en la faisant passer dans un scanner, pour en réaliser une étude très fine à l’aide de rayons X. Une première dans l’histoire de l’étude des momies humaines.

« C’est une expérimentation unique, un puzzle en 3D, explique le professeur Stuart Stock, directeur de l’étude, au journal The Daily Mail. Nous avons fait des découvertes préliminaires sur les différentes matières, mais cela prendra plusieurs jours avant de pouvoir apporter des réponses précises à nos questions. Nous avons confirmé que les éclats à l’intérieur de la cavité crânienne sont vraisemblablement un enduit solidifié, pas un matériau cristallin. »

Le scanner a ainsi permis de confirmer l’âge de la fillette, 5 ans. Il a également permis aux chercheurs de déterminer la cause de sa mort. Selon les signes visibles, elle serait ainsi décédée des suites d’une maladie, vraisemblablement soit de la malaria, de la tuberculose ou de la variole.

Une momie très bien conservée

Le petit corps mesure 90 centimètres. Il est emmailloté dans des bandes de linge, disposées de manière géométrique et formant un cadre au niveau de la tête pour laisser apparaître le portrait, superposé au visage de la fillette. Peint avec de la cire d’abeille et des pigments, ce portrait est étonnamment vivant.

Le professeur Marc Walton, qui a également travaillé sur la momie, s’extasie, lui, de sa bonne conservation : « Des portraits intacts de momies sont extrêmement rares, et le fait d’en avoir un ici sur notre campus est une vraie chance. »

« C’est une opportunité unique pour nos étudiants – et pour moi – de travailler sur un corps entier comme celui de cette momie de petite fille, ajoute le chercheur. Les outils technologiques élaborés que nous avons aujourd’hui nous permettent de mener à bien un travail que les archéologues ne pouvaient pas accomplir il y a 100 ans. »

Les scientifiques poursuivent ainsi les recherches amorcées par ceux qui ont découvert la momie. Grâce à cette enfant dont le corps a traversé les siècles, les chercheurs d’aujourd’hui devraient en apprendre davantage sur l’époque dans laquelle elle a grandi, celle de l’ère romaine qu’a connue l’Égypte il y a environ 2 000 ans.

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