L’opération militaire lancée sur la région d’Afrine, en Syrie, a causé de grands dégâts au temple d’Aïn Dara et la situation risque de virer à la «catastrophe», a déclaré à Sputnik Maamoun Abdulkarim, co-directeur de la mission archéologique syro-française de Syrie du Nord.

Maamoun Abdulkarim, co-directeur de la mission archéologique syro-française de Syrie du Nord, a indiqué lors d’un entretien accordé à Sputnik que l’opération dans la région d’Afrine avait sérieusement endommagé les ruines du temple d’Aïn Dara, le plus ancien du pays. Les bombardements ont également touché d’autres temples et bâtiments dont plusieurs ont été inscrits en 2011 sur la liste du Patrimoine de l’Unesco. Dans certains, il ne reste plus aucun dessin, inscription ou statue en entier, a-t-il indiqué.

Aïn Dara

Toujours selon Maamoun Abdulkarim, il y a sur la colline de Samaan trois réserves naturelles figurant sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Elles sont toutes aujourd’hui en danger parce qu’elles se trouvent près d’Afrine qui est à présent un secteur d’hostilités.

Énorme lion en basalte, temple d’Aïn Dara

Il a fait remarquer que les constructions appartenaient aux architectures romaine et byzantine et qu’en outre, un temple vénéré par les Maronites était situé dans le village de Barad.

Le temple d’Aïn Dara

Maamoun Abdulkarim estime que la poursuite des hostilités dans la région virera à la «catastrophe» pour de nombreux monuments historiques.

Le temple d’Aïn Dara est considéré comme le seul et le plus ancien monument historique de ce type en Syrie. Situé à près de 70 kilomètres d’Alep et datant du Xe siècle av. J.-C., il a été mis au jour grâce à la découverte d’un énorme lion en basalte dans les années 1950.

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