Une grotte dans la ville d’Hiérapolis qui se trouve sur le territoire turc, jouit d’une réputation lugubre. Elle est selon les légendes le «portail de l’enfer». Elle a la capacité de tuer les êtres vivants qui s’en approchent. Aujourd’hui, la science lève le voile sur ce mystère.

La plupart des anciennes légendes évoquent différents moyens d’accéder à l’Outre Monde. Pour l’atteindre, il faut passer certaines étapes qui augmentent les souffrances de l’âme. Pour de nombreux Romains, ce processus commence par «le portail de l’enfer». Des scientifiques ont récemment démontré que cet endroit existerait réellement, rapporte le portail Science Alert.

Il s’agit d’une grotte, âgée de 2.200 ans, situé en Turquie, qui a été redécouverte par des chercheurs italiens de l’Université du Salento. Autrefois, cet endroit appartenait à la Phrygie antique, ancien pays d’Asie Mineure. Il était utilisé comme lieu de sacrifice d’animaux par des prêtres.

Aujourd’hui, les scientifiques expliquent pourquoi les bêtes mouraient en s’approchant du portail.

Selon le volcanologue, Hardy Pfanz, de l’Université de Duisburg-Essen, en Allemagne, la coupable est une activité sismique souterraine, qui produit une grande quantité de dioxyde de carbone volcanique qui remonte à la surface pour tuer les animaux qui s’approchent de l’entrée.

Après avoir étudié des prélèvements de dioxyde de carbone, pris dans les alentours de la grotte, les chercheurs ont constaté que le gaz forme une sorte de lac qui s’élève à 40 centimètres au-dessus du sol.

D’après les scientifiques, ce gaz est dissipé par le soleil pendant la journée, mais il devient meurtrier à l’aube après une nuit d’accumulation. La concentration atteint alors plus de 50% au fond du lac. Celle-ci s’élève à environ 35 % à 10 centimètres du sol, ce qui pourrait tuer un être humain. Néanmoins, au-dessus de 40 centimètres, la concentration du gaz chute rapidement.

Pendant la journée, il y a encore du dioxyde de carbone qui s’étend sur environ 5 centimètres, comme en témoignent les scarabées morts découverts par l’équipe de chercheurs sur le sol. A l’intérieur de la grotte, les chercheurs ont constaté que le taux de dioxyde de carbone variait entre 86 et 91 %, puisque ni le soleil ni le vent ne pouvaient entrer et, donc, le dissiper.

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