La terre des Pharaons est connue pour beaucoup de choses. En parlant de l’Egypte, on pense généralement à la Grande Pyramide et au Sphinx. Cependant, en plus des nombreux monuments anciens construits par les anciens Egyptiens il y a des milliers d’années, leurs richesses résident dans les différents textes anciens qu’ils ont laissés derrière eux.

Un de ces textes anciens est le « Livre des Morts », un recueil de sorts qui ont été inclus dans les tombes du Nouvel Empire, et était destiné à aider le défunt sur son difficile chemin vers l’au-delà et le procès d’Osiris.

Il est intéressant de noter que le Livre des Morts égyptien n’ a jamais été codifié et qu’il n’existe aucune copie identique de l’œuvre.

Le Jugement d’Osiris représenté dans le Papyrus de Hounefer.

Le Livre des morts des Anciens Égyptiens a pour véritable titre, à l’époque de l’Égypte antique, « Livre pour sortir au jour ». Le « jour » en question est celui des vivants, mais aussi de tout principe lumineux s’opposant aux ténèbres, à l’oubli, à l’anéantissement et à la mort. Dans cette perspective, le défunt égyptien cherche à voyager dans la barque du dieu soleil Ra et à traverser le royaume d’Osiris (version nocturne du Soleil diurne en cours de régénération).

Pour les anciens Égyptiens, la mort n’était qu’une renaissance, tout comme le soleil se lève tous les jours, le défunt consent à une nouvelle renaissance.

Le Livre des Morts est constitué d’une série de sorts magiques destinés à aider les défunts à surmonter l’épreuve d’Osiris, à les aider dans leur voyage à travers la Duat, le monde souterrain, et à voyager à « Aaru », l’au-delà.

L’exemple le plus connu du Livre des Morts est le fameux Papyrus de Hounefer, qui a été écrit pendant la XIXe dynastie d’Egypte, entre 1310 et 1275 av JC . Il est actuellement exposé au British Museum. Initialement, il mesurait 5,50 m de longueur sur 39 cm de largeur, mais il est actuellement divisé en huit parties pour des raisons de conservation.

Le Livre des Morts était une œuvre fondamentale de la culture égyptienne ancienne. C’était un texte très volumineux: certains spécimens conservés en papyrus ont une longueur allant jusqu’ à quarante mètres.

Dans l’Antiquité, la possession du Livre des Morts était extrêmement chère.

Le Livre se compose d’environ 200 chapitres ou sorts.

C’est un excellent exemple d’une des nombreuses vignettes (illustrations) du Livre des Morts d’Hounefer. La pièce centrale de la scène supérieure est la momie d’Hounefer, représentée soutenue par le dieu Anubis (ou un prêtre portant un masque de chacal). La femme et la fille de Hounefer pleurent et trois prêtres pratiquent des rituels. Les deux prêtres avec des écharpes blanches réalisent le rituel de l’Ouverture de la Bouche. Le bâtiment blanc à droite est une représentation de la tombe, avec son entrée et une petite pyramide. Ces deux éléments peuvent être vus dans de véritables tombes datant de Thèbes. A gauche du tombeau se trouve l’image de la stèle qui se trouvait d’un côté de l’entrée du tombeau. Suivant les conventions normales de l’art égyptien, il est illustré beaucoup plus grand que la taille normale, afin que son contenu (le défunt adorant Osiris, avec une formule d’offrande standard) soit absolument lisible.

A droite de la scène du bas se trouve une table portant les différents outils nécessaires à l’Ouverture de la Bouche. Sur la gauche est montré un rituel, où l’avant-jambe d’un veau, coupé pendant que l’animal est vivant, est offert. L’animal a ensuite été sacrifié. Le veau est montré avec sa mère, dont la gueule soufflante pourrait être interprétée comme un signe de détresse en entendant sa progéniture hurler de douleur.

Le Livre des Morts faisait partie d’une tradition de textes funéraires qui comprenait les premiers textes pyramidaux et textes funéraires, qui étaient inscrits sur les murs des tombes ou des cercueils, et non sur des papyrus.

Certains sorts du Livre des Morts qui ont été extraits datent du troisième millénaire avant Jésus-Christ, tandis que d’autres formules magiques ont été écrites plus tard dans l’histoire égyptienne et datent de la troisième période intermédiaire (11e-7e siècles avant Jésus-Christ).

Certains des chapitres qui constituaient le livre continuaient d’être inscrits sur les murs des tombes et des sarcophages, comme les sorts l’avaient été dès le début.

Le Livre des Morts est introduit dans le sarcophage ou dans la chambre sépulcrale du défunt.

Il n’ y avait pas un seul Livre canonique des Morts.

Les papyrus survivants comprennent un recueil varié de textes religieux et magiques, dont les illustrations diffèrent nettement. Certaines personnes ont commandé leurs propres exemplaires du livre, peut-être avec un choix de sorts, qu’elles considéraient les plus significatifs pour leur propre progression dans l’au-delà.

Le Livre des Morts est écrit à l’aide de hiéroglyphes ou d’écritures hiératiques sur des rouleaux de papyrus et souvent illustré de vignettes représentant le défunt et son voyage dans l’au-delà.

On croit que les premiers textes funéraires furent les textes pyramidaux, d’abord utilisés dans la Pyramide du roi Ounas de la 5ème dynastie, vers 2400 avant Jésus-Christ. Le Livre des Morts s’est d’abord développé à Thèbes vers le début de la Deuxième Période Intermédiaire, vers 1700 avant Jésus-Christ. La toute première apparition connue des sorts inclus dans le Livre des Morts provient du cercueil de la Reine Montouhotep, de la 13e dynastie.

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