Au cours du siècle dernier, deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année en moyenne sur la Terre.

« Nous sommes en train de saboter notre propre bien-être à venir ! », alerte le président de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), à l’origine d’une enquête publiée vendredi 23 mars. Selon cette étude, fruit du travail de plus de 550 chercheurs, l’humanité menace son propre bien-être en surexploitant la planète et en provoquant un déclin de la faune et de la flore dans toutes les régions du monde.

Les ressources en poissons s’épuisent

Depuis la disparition des dinosaures, il y a environ 65 millions d’années, la Terre fait face à la première extinction massive d’espèces. Si rien n’est fait pour enrayer la tendance, la ressource en poissons de la région Asie-Pacifique devrait ainsi s’épuiser d’ici trente ans et jusqu’à 90% de ses coraux seraient gravement détériorés d’ici 2050. En Afrique, ce sont plus de la moitié des espèces d’oiseaux et de mammifères qui seront perdues d’ici 2100, avertit cette étude étayée dans quatre énormes rapports régionaux.

Si nous continuons ainsi, oui, la sixième extinction, la première causée par les humains, va se poursuivre ! Robert Watson, président de l’IPBES – AFP

Au cours du siècle écoulé, deux espèces de vertébrés ont disparu chaque année en moyenne sur la Terre. Une autre est sur le point de disparaître avec la mort récente de Sudan, célèbre rhinocéros blanc du Kenya et dernier mâle de son espèce, décimée par le braconnage, qui ne compte désormais plus que deux femelles. Les rapports de l’IPBES suggèrent aussi des pistes pour minimiser l’impact des activités humaines sur l’environnement : créer davantage d’aires protégées, restaurer les zones dégradées ou encore développer l’agriculture durable..

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