La découverte en 2003 d’un squelette d’à peine 15 centimètres, présentant un crâne en obus et des particularités physiques étonnantes, n’en finit pas de faire fantasmer les amateurs de petits hommes verts. Ata, comme on l’a surnommée au moment de sa découverte au Chili, serait pourtant bien une petite fille, si l’on en croit les dernières recherches publiées jeudi.

La revue scientifique Genome Research a été publiée l’information jeudi. Des chercheurs sont parvenus à comprendre l’origine d’un squelette humanoïde miniature qui avait été découvert en 2003 dans la région d’Atacama au Chili. Près d’une église abandonnée, dans une ville fantôme dans le désert, cet étrange squelette « de la taille d’un stylo » avait été retrouvé enveloppé dans un petit linceul.

Il a reçu le nom d’humanoïde d’Atacama ou plus simplement Ata. Mesurant à peine quinze centimètres de long, il possède même sa propre page Wikipédia. Et bien sûr, avec son crâne en obus et ses particularités physiques étonnantes, il a immédiatement inspiré les amateurs de recherche extraterrestre qui ont imaginé qu’il pouvait provenir d’une autre planète.

Les scientifiques ont examiné ce squelette qui mesure à peine quinze centimètres de long. | AFP

La taille d’un fœtus, mais un âge osseux avancé

Racheté par un homme d’affaires espagnol, Ramón Navia-Osorio, cette petite momie a justement été confiée à Steven Greer, un scientifique versé dans les questions liées aux extraterrestres, explique la revue National Geographic.

Steven Greer a fourni des échantillons de la moelle osseuse d’Ata à l’immunologiste californien Garry Nolan. Son équipe a séquencé l’ADN d’Ata et a conclu que son matériel génétique était bien celui d’un être humain. Mais bien qu’il ait la taille d’un fœtus, son âge osseux a été estimé à environ 6 à 8 ans au moment de la mort.

Nolan a fait appel à des chercheurs en génétique pour analyser le génome d’Ata. « Selon les résultats de leurs recherches, des mutations sont présentes dans sept des gènes d’Ata, tous relatifs à la croissance humaine, explique National Geographic. Nolan pense maintenant que cette combinaison de mutations a causé des anomalies squelettiques graves chez Ata, ce qui expliquerait cette croissance osseuse inhabituellement précoce. Selon l’étude, Ata est probablement un fœtus mort-né ou mort peu après la naissance ».

Dix paires de côtes au lieu de douze

« L’analyse détaillée du génome entier montre que Ata est une femelle d’origine humaine, probablement d’origine chilienne », explique la revue scientifique Genome Research (lien en anglais). Son génome montre des mutations génétiques qui ont entraîné une forme de nanisme, mais aussi un nombre anormal de côtes (10 paires au lieu de 12), une malformation de son crâne ou encore la fusion prématurée de ses articulations…

Cette théorie ne convainc pas ceux qui restent convaincus qu’Ata n’est pas d’origine humaine, à commencer par le chercheur Steven Greer lui-même. Il aurait ainsi déclaré : « Nous ne savons pas ce que c’est, mais ce n’est certainement pas un être humain ».

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