Un sarcophage égyptien considéré comme vide a réservé une surprise à des chercheurs de l’Université de Sydney où il est conservé depuis 1860.

Acquis il y a plus de 150 ans par l’Université de Sydney, un imposant sarcophage égyptien n’avait jamais été ne serait-ce qu’entrouvert par les chercheurs qui ont, semble-t-il, toujours hésité le faire.

En réalité, les scientifiques ont toujours considéré l’objet comme vide. L’année dernière, ils ont enfin décidé de faire glisser le couvercle du sarcophage et y ont découvert des restes humains appartenant de toute évidence à une grande prêtresse égyptienne.

Selon l’inscription qui couvre le sarcophage, il s’agit d’une certaine Mer-Neith-it-es, qui aurait vécu vers 600 avant J.-C, pendant la dernière période de la Basse époque.

«Les hiéroglyphes nous disent que Mer-Neith-it-es a servi dans le temple de Sekhmet, déesse à tête de lion», précise Jamie Fraser de l’Université de Sydney cité par Reuters.

Le sarcophage en question a été sorti d’Égypte en 1860 par le fondateur de l’Australian museum de Sydney. Saccagé par des pilleurs de tombe, il ne contenait en effet qu’environ 10% des restes de la prêtresse. Pourtant, la découverte pourrait faire la lumière sur des aspects ignorés de l’histoire de l’Égypte antique, affirment les chercheurs.

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