Le Royaume-Uni et les États-Unis ont lancé lundi 30 avril 2018 un vaste programme scientifique visant à déterminer à quelle vitesse pourrait s’écrouler l’un des plus massifs des glaciers de l’Antarctique occidental, le Thwaites.

L’effondrement de ce glacier « pourrait avoir des répercussions importantes sur le niveau de la mer à l’échelle mondiale« , souligne le Conseil britannique sur la recherche environnementale (NERC) dans un communiqué.

« Le glacier de Thwaites contribue déjà à l’élévation du niveau de la mer et la compréhension de son effondrement probable au cours du siècle à venir est d’une importance vitale« , a ajouté le secrétaire d’Etat britannique à la Recherche et à l’innovation, Sam Gyimah.

Afin de déterminer si cet effondrement pourrait « commencer au cours des prochaines décennies ou des prochains siècles« , le NERC et la National Science Foundation (NSF) américaine vont mobiliser une centaine de scientifiques, des foreuses à jet d’eau capables de percer à 1.500 mètres à l’intérieur de la glace ou encore des sous-marins autonomes. « Les satellites montrent que la région de Thwaites change rapidement, mais pour savoir dans quelle mesure et à quelle vitesse le niveau de la mer va évoluer, il faut des scientifiques sur le terrain avec un équipement sophistiqué« , explique William Easterling, un responsable de la NSF.

125 gigatonnes de glace perdues par an

Selon la Nasa, entre 2002 et 2016, l’Antarctique a perdu 125 gigatonnes de glace par an. Le continent blanc concentrant 62% des réserves d’eau douce de la planète, son dégel devrait notamment contribuer à désaliniser les mers du globe, un mécanisme fatal pour de nombreuses espèces marines.

Baptisé Collaboration internationale sur le glacier de Thwaites (ITGC), ce programme, qui s’étale sur 5 ans, est le « plus vaste » jamais entrepris par les deux pays en Antarctique depuis plus de 70 ans. Il ambitionne d’apporter « des réponses à certaines des grandes questions que se posent les scientifiques qui tentent de prédire l’élévation du niveau de la mer« , comme l’indique le NERC.

Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here