Analysant les données d’images satellitaires, des spécialistes de la Nasa ont enregistré des processus alarmants qui sont liés à l’eau douce.

Une nouvelle étude réalisée par la Nasa montre que le manque d’eau douce potable auquel sont confrontées de nombreuses régions de la planète au cours de ces dernières décennies est dans une grande mesure provoqué par l’homme. Les changements climatiques et des cycles naturels sur la planète sont également des facteurs importants, mais c’est la gestion irresponsable des ressources hydrauliques qui a fait en sorte que les régions marécageuses deviennent encore plus humides et les régions désertiques encore plus arides.

Jay Famiglietti, du Laboratoire de propulsion à jet (Pasadena, Californie), l’un des auteurs de l’étude, note qu’il s’agit de «sérieux changements hydrologiques», relate la chaîne Fox News.

L’équipe, dirigée par Matt Rodell, était chargée d’étudier les données obtenues sur une période de 14 ans dans 34 régions de la planète pour expliquer les processus liés à l’eau douce. Les chercheurs ont pu constater que l’accessibilité de l’eau douce sur la planète change.

Dans un article publié dans la revue Nature, les chercheurs notent que leur travail permet d’évaluer la façon dont le paysage aquatique réagit à l’influence de l’homme et les changements climatiques, et peut aussi servir de base pour évaluer et prévoir les menaces à la sécurité hydraulique et alimentaire.

L’étude, selon Matt Rodell, avait également pour objectif de définir lesquels de ces changements avaient été provoqués par des phénomènes naturels tels qu’El Niño et La Niña et lesquels l’avaient été par l’activité humaine, y compris le pompage rapide d’eaux du sous-sol de la couche aquifère, à des rythmes dépassant son débit de régénération.

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