Tonga

Les baleines à bosse ont manqué de disparaître au cours des 18e et 19e siècles, persécutées par les Hommes. Mais au cours du dernier demi-siècle, les lois les protégeant ont stimulé leur survie. Il semblerait même que le réchauffement climatique leur donne un petit coup de pouce supplémentaire, suggère une nouvelle étude.

Les baleines à bosse de l’Antarctique se rétablissent peu à peu de leur quasi-extinction au cours du siècle dernier. Pour comprendre la dynamique de ce rétablissement et établir une base de référence pour suivre les impacts d’un environnement en évolution rapide, des chercheurs ont récemment étudié les rapports de masculinité et les taux de grossesse des femelles dans la population d’alimentation de la péninsule antarctique occidentale. L’équipe s’est ainsi rendue sur place dans le but de prélever des échantillons de graisse (entre 2010 et 2016). L’idée était ici d’évaluer les niveaux de progestérone.

L’équipe rapporte avoir pu tester 268 femelles et 239 mâles. Sur cet échantillon, 60% des femelles testées semblaient être enceintes, peut-on lire. Et ce pourcentage augmentait au fil des années, suggérant une augmentation relativement constante des taux de grossesses des baleines; signe d’une population en bonne santé (36% en 2010 à 86% en 2014). Les chercheurs suggèrent par ailleurs qu’une partie de la raison de ce rebond est à mettre au crédit du réchauffement climatique, qui fournit en moyenne 80 jours de plus sans glace par an, permettant aux baleines à se nourrir du krill plus facilement.

Notons que la péninsule antarctique occidentale connaît certains des taux de changement climatique régional les plus rapides de la planète. Cette région a connu une hausse de température de près de 7 ° C depuis les années 1950, entraînant l’effondrement de plates-formes de glace, le recul des glaciers et l’exposition de nouveaux habitats terrestres. Mais les perspectives à long terme ne sont pas si roses, notent les chercheurs. Une réduction de la glace de mer due au réchauffement de la planète entraînera inévitablement une réduction des populations de krill, principale source de nourriture des baleines. Les chercheurs continueront de documenter le rétablissement des mammifères, surveillant leur réaction aux changements environnementaux futurs.

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