Sa mission est d’ausculter dans les moindres détails les océans de notre planète bleue. Le satellite Sentinel-3B sera lancé mercredi 25 avril par une fusée russe Rockot, depuis le cosmodrome de Plessetsk (nord de la Russie). Le décollage est prévu à 17h57 heure local (19H57 heure de Paris).

Il rejoindra son frère jumeau Sentinel-3A, lancé en février 2016 et qui tourne depuis autour de la Terre à une altitude de 815 km. Tous deux font partie de Copernicus, l’ambitieuse constellation de satellites d’observation de la Terre, les « Sentinel », déployée peu à peu par l’Union européenne et l’Agence spatiale européenne (ESA).

Des satellites européens pour surveiller la Terre

Le programme Copernicus vise à donner à l’Europe une capacité autonome d’observation et de surveillance de la Terre. Equipés de radars de pointe, deux satellites Sentinel-1 fournissent déjà des images de la planète de jour comme de nuit, quelles que soient les conditions météorologiques.

Une paire de satellites optiques, les Sentinel-2, se charge de surveiller les terres émergées et les côtes. Une tâche utile à la fois pour l’environnement, l’agriculture et la sécurité civile. Enfin, un Sentinel-5 P, qui travaille en solo, observe la composition chimique de l’atmosphère depuis octobre 2017.

Surveiller les changements des océans

Les Sentinel-3, eux, sont un peu les « couteaux suisses » de la famille, souligne le CNES, l’agence spatiale française. « Avec une série d’instruments de pointe, Sentinel-3 est sans doute la plus complexe des missions Sentinel », assure de son côté l’ESA. Grâce à son radar altimètre, le satellite mesure la hauteur des océans, des lacs et rivières mais aussi l’épaisseur des banquises et glaciers. Il fournit quotidiennement les températures à la surface des eaux mais aussi des sols.

Grâce à un spectromètre imageur, il peut aussi connaître la « couleur » des océans, qui peut aider à mieux comprendre la chaîne alimentaire et le climat. « Sentinel-3 sera un outil crucial pour surveiller de près les changements » des océans, conclut l’ESA.

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