Des scientifiques ont découvert deux lignes de faille, courant sous la capitale britannique. Elles pourraient provoquer à Londres un tremblement de terre de magnitude 5.

La découverte va-t-elle faire trembler les Londoniens ? Des chercheurs de l’Imperial College, université britannique spécialisée dans les sciences, ont révélé avoir repéré deux failles sismiques sous la capitale britannique.

La première court vers le centre de Londres et la seconde file sous Canary Wharf, quartier d’affaires situé dans l’Est londonien. Selon les chercheurs, ces failles bougent, de 1 à 2 mm par an, un mouvement suffisant pour provoquer un séisme de magnitude 5 sur l’échelle de Richter.

L’une des failles court vers le centre de Londres, la seconde file sous Canary Wharf. (Illustration : Dr Richard Ghail)

Probabilité minime

Pas de quoi cependant faire perdre aux Britanniques leur célèbre flegme habituel. Les chercheurs affirment que la probabilité qu’un tel séisme frappe Londres est d’une fois par millénaire. Le risque est « suffisant pour avoir peur mais pas suffisant pour être un problème », assure Dr Richard Ghail, chercheur spécialisé en génie climatique et civil à l’Impérial College, dans le journal The Telegraph. 

Si cela se produisait, la secousse pourrait être comparable à celle ressentie lorsqu’on se tient sur une plateforme entre deux trains passants. En revanche, si le tremblement de terre atteignait une magnitude 6, il faudrait craindre des dommages matériels plus importants…

Séismes de faible intensité

Les séismes de cette magnitude sont rares au Royaume-Uni. Le pays est frappé chaque année par une centaine de tremblements de terre mais seule une dizaine sont en réalité ressentis. Le dernier séisme majeur a eu lieu en 2008 dans le Lincolnshire (magnitude 5,3). Quant au dernier vécu à Londres, il date du 6 avril 1580 (magnitude 5,5).

Pour Dr Ghail, les récentes découvertes permettent de renverser l’idée selon laquelle Londres est géologiquement stable. « Le secteur est passé du secteur à la géologie la plus simple à la zone la plus complexe du Royaume-Uni. »

Les découvertes de l’Imperial College sont utilisées pour rédiger des directives sismiques pour toutes les constructions nouvelles et rénovées à Londres, pour les cent prochaines années, afin qu’elles résistent à un tremblement de terre de magnitude 6,5. Source

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