Le président américain Donald Trump déclarait hier son intention de développer une force spatiale américaine, qui deviendrait la sixième branche indépendante de l’armée du pays. Cette initiative vise à aider les États-Unis à suivre le rythme de leurs rivaux.

Armée de terre, Marine, Corps des Marines, Force aérienne, Garde côtière, et maintenant – peut-être – Force spatiale. Donald Trump a fait cette annonce surprise peu après midi ce 18 juin lors d’une réunion du Conseil national de l’espace. « Il ne suffit pas d’avoir une simple présence américaine dans l’espace. Il doit y avoir domination américaine dans l’espace. Nous allons avoir une Force spatiale », a-t-il déclaré, la décrivant comme une branche « séparée mais égale » de l’armée américaine. Celle-ci sera supervisée par le chef d’État-Major Joseph Dunford.

Très peu d’informations ont pour l’heure été partagées sur cette nouvelle force spatiale américaine. Tout ce que nous savons, c’est que cette nouvelle branche de service nécessite l’approbation du Congrès. Mais alors que l’idée de consacrer une part du service militaire exclusivement à l’espace peut sembler futuriste et superflue, il est noté que ce projet flotte dans les esprits de Washington depuis maintenant plusieurs décennies. Plusieurs responsables militaires ont en effet exhorté la Maison-Blanche à faire quelque chose dans ce sens, déclarant que les États-Unis devaient commencer à se préparer à une guerre spatiale.

Compte tenu de l’ampleur de son implication dans la sécurité spatiale et spatiale, l’US Air Force (USAF) pensait qu’elle serait nommée responsable de cette nouvelle branche, mais au vu de l’annonce de Trump aujourd’hui, cela ne semble pas être le cas. Une nouvelle pas forcément très bien accueillie par les responsables de l’USAF. « Nous sommes le service qui doit mener les combats conjoints dans ce nouveau domaine contesté », a déclaré le chef d’État-Major de l’Armée de l’air, David L. Goldfein, au magazine Breaking Defense« C’est ce que la nation exige », ajoute-t-il, assurant que la Force aérienne peut « embrasser la supériorité spatiale avec la même passion et le même sentiment d’appartenance que nous appliquons aujourd’hui à la supériorité aérienne ».

Notons qu’actuellement, le Traité sur l’espace extra-atmosphérique, entré en vigueur en 1967, interdit aux pays de placer des bombes nucléaires et d’autres armes de destruction massive dans l’espace ou sur la Lune ou d’autres corps célestes. Il en va de même pour « établir des bases militaires, des installations ou des fortifications, tester des armes de toute sorte ou mener des manœuvres militaires ». Rien dans le traité n’empêche l’établissement d’une force spatiale, tant que ses activités ne violent pas les termes de l’accord.

Les armes conventionnelles, telles que les satellites « antisatellites », sont en revanche autorisées en vertu des dispositions actuelles du traité.

En cas de conflit majeur, les nations rivales pourraient alors s’efforcer de bloquer ou de détruire les ressources spatiales de l’adversaire, y compris les satellites GPS, de surveillance et de communication. Plus tôt cette année, la Chine a démontré sa capacité à abattre des missiles dans l’espace tandis que la Russie travaille également sur les armes antisatellites. Source

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