Une entreprise allemande spécialisée dans le modélisme de véhicules divers et variés a présenté une création pour le moins inattendue. Il s’agit d’une «soucoupe volante» nazie, retirée de la vente plus vite qu’il n’en a fallu au sentiment de surprise pour retomber.

Le fabricant Revell a créé une sorte de «soucoupe volante» nazie appelée Haunebu II. Disponible sur Amazon il y a quelque temps encore, elle y était décrite comme un aéronef de la Seconde Guerre mondiale, «le premier objet spatial du monde» capable de se déplacer à une vitesse de 6.000 km/h. Sauf qu’il n’a jamais rien existé de cette sorte, affirme l’historien Jens Wehner à Frankfurter Allgemeine Zeitung.

«Il était technologiquement impossible de construire quelque chose du genre à l’époque», a précisé l’historien, craignant que sa présentation au grand public puisse engendrer à une fièvre complotiste malsaine.

«Les ovnis sont, selon moi, une sorte de continuation pervertie de la propagande qui existait sous le régime nazi», a souligné l’expert, représentant du musée d’histoire militaire de Dresde.

Les mythes sur ce qu’on appelle «ovnis nazis» sont apparus après la guerre et le terme Haunebu se rencontre de fait dans des histoires plutôt conspirationnistes ou au moins ésotériques.

L’entreprise de modélisme a de son côté reconnu que la description de sa soucoupe manquait de clarté quant à la nature fictionnelle de l’objet volant et a présenté ses excuses.

«L’entreprise se dissocie de toute glorification des conflits et du national-socialisme», est-il dit dans son communiqué, cité par la radio allemand NDR. «Elle rejette la promotion des légendes extrémistes de droite et des théories du complot.»

Par la suite, la société a promis de revoir ses descriptifs, alors que la production de Haunebu II a été suspendue. L’objet controversé, vendu initialement au prix de 49,99 euros, puis, selon les informations de France Info, à 550 euros, a été retiré de la vente.

L’analyste politique Dierk Borstel reste pour autant sceptique à ce sujet: «Si une entreprise de bonne réputation propose désormais de tels objets, cela permet de propager ces idées. C’est un sujet de préoccupation et un signe d’avertissement pour notre culture démocratique», a-t-il estimé. Source

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