À l’occasion d’une toute autre recherche, des scientifiques français et américains ont découvert que certains lézards avaient résisté aux ouragans Irma et Maria sur l’île britannique de Turques-et-Caïques dans les Caraïbes. Les autres ont été emportés par les vents violents. Qu’avaient-ils de si particulier pour survivre ?

Des chercheurs français du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et américains du MNHN (Muséum national d’Histoire naturelle) se sont rendus, à l’été 2017, sur les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes) pour y étudier la population de lézards Anolis scriptus. Lorsque surviennent les ouragans Irma et Maria, leur étude prend un tout autre tournant.

Les lézards étudiés disposent de coussinets adhésifs plus larges sous leurs doigts. | CNRS (Colin M. Donihue)

La plupart emportés par les vents

Alors qu’ils réalisaient des études dans le cadre d’un programme d’éradication des rats, les ouragans Irma et Maria, survenus quelques semaines après leur séjour, vont modifier l’objet de leur recherche. Emportés par les vents violents, les lézards ne firent pas long feu à l’exception de quelques chanceux à l’anatomie particulière.

L’étude a été réalisée dans les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes). | CNRS (Colin M. Donihue)

Sauf ceux avec une anatomie particulière

Les scientifiques, en revenant sur place, ont remarqué que les survivants avaient, entre autres, des membres antérieurs plus longs et des coussinets adhésifs plus larges sous leurs doigts. Ces derniers ont ainsi pu s’agripper aux branches. Leurs membres postérieurs étaient également plus courts et ainsi moins en proie aux vents.

Les résultats détaillés de cette étude ont été publiés ce mercredi 25 juillet 2018, dans la revue scientifique Nature. Source

L’étude a été réalisée dans les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes). | CNRS (Colin M. Donihue)

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