Chez des espèces que l’on croyait parfaitement connaître, on fait encore des découvertes. Après avoir évoqué les opportunités économiques et médicales offertes par la colle produite par la moule, similaire à une soie que l’on pourrait tisser, Idriss Aberkane aborde les capacités sensorielles des espèces. À commencer par le chat, félin qui peut détecter les rayons X grâce à un organe situé au niveau de son bulbe olfactif, dans le museau.

Il existe également des champignons « radiotrophiques », c’est-à-dire capables de détecter les rayons gamma. Certains chercheurs estiment même que ces champignons, découverts à Tchernobyl, sont capables d’intercepter ces rayons. Cela reste aujourd’hui au stade de l’hypothèse, mais ce champignon qui pourrait se nourrir de rayons gamma, comme les plantes se nourrissent des photons du soleil, reste intéressant. Le champignon ferait alors de la radiosynthèse.

Entendre par les os

Les éléphants communiquent avec les ondes sismiques. D’après Idriss Aberkane, observer un éléphant quelques heures dans la savane permet de se rendre compte de cette capacité assez rapidement. Et notamment à la saison sèche. Lorsque le sol est sec et plus solide, les éléphants peuvent utiliser les ondes acoustiques pour communiquer sur de plus longues distances. On pense que si les éléphants disposent de cette capacité, c’est pour une question de survie. Lorsque les points d’eau viennent à manquer, les éléphants communiquent pour mieux répartir leur arrivée sur les points d’eau, et ainsi éviter une surpopulation à la même source.

Cet organe ostéo-acoustique, qui conduit le son par les pattes, peut avoir plein d’applications, notamment si l’on veut faire des écouteurs qui passent par les os ! Le phénomène ostéo-acoustique est connu de tous, comme l’explique Idriss Aberkane : c’est le fait que vous n’entendez pas votre voix comme les autres l’entendent. Car lorsque vous parlez, votre voix passe aussi par les os de votre mâchoire : on parle alors de conductance ostéo-acoustique. Preuve que l’on peut entendre par les os. Et ainsi faire des écouteurs qui passeraient par les os, plutôt que par les oreilles.

L’intérêt ? Envoyer des sons dans la mâchoire tout en laissant les oreilles libres. Ces écouteurs, dont l’inspiration vient parfois des pattes d’éléphant, sont étudiés pour faire des casques de pilote d’avion par exemple ou dans d’autres situations de neuro-ergonomie. Source

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