Deux chercheurs ont réalisé une expérience avec un mannequin et du sang humain et sont parvenus à la conclusion que les traces laissées sur le Saint-Suaire n’ont pas été faites par un corps placé horizontalement.

La question de l’authenticité de l’une des plus célèbres reliques du christianisme, le Saint-Suaire de Turin, est depuis longtemps au cœur des débats. Selon une nouvelle étude réalisée par le spécialiste en médecine légal et anthropologue Matteo Borrini de l’Université John Moores de Liverpool et le chimiste Luigi Garlaschelli de l’Université de Pavie, les taches de sang présumé sur la toile n’ont pu être laissées par un corps placé en position horizontale.

Les deux chercheurs ont procédé à une expérience grandeur nature à l’aide d’un mannequin pour imiter les flux de sang des plaies de Jésus Christ. Ils ont utilisé du sang humain ainsi qu’un liquide artificiel présentant les mêmes caractéristiques.

Selon leurs conclusions, la position des traces sur le suaire correspondent plutôt à un corps posé verticalement. Qui plus est, le sang provenant du «cœur» du mannequin formait des petits filets à la différence d’une seule grande tache sur le Saint-Suaire.

Les chercheurs ne sont pas non plus parvenus à obtenir de «ceinture» de sang dans la zone des «reins» du mannequin. «Nous avons établi que le mouvement supposé des flux de sang ne correspondaient pas aux traces laissées sur le linceul», indiquent les scientifiques dont l’étude est publiée dans Journal of Forensic Sciences.

L’Église catholique qui possède le linceul depuis 1983 ne s’est jamais prononcée officiellement sur son authenticité. La datation par le carbone 14 réalisée en 1988 a démontré l’origine médiévale du suaire (XIIIe - XIVe siècle). Source

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here