L’étude de la composition chimique d’une vingtaine de systèmes planétaires n’a pas établi de différences substantielles entre ces derniers et le système solaire, ce qui augmente encore les chances d’existence d’une intelligence extraterrestre, selon l’équipe de Siyi Xu de l’observatoire Gemini.

Des chercheurs réunis à la conférence géochimique Goldschmidt à Boston n’ont pas trouvé de différences majeures entre la composition chimique d’environ 20 systèmes planétaires et celle du système solaire, ce qui augmente les chances de trouver une intelligence extraterrestre.

«Les « briques » qui composent les planètes d’autres systèmes stellaires ressemblent à leurs analogues sur Terre. Tous les éléments importants et indispensables [à la vie] y sont présents et leurs parts sont à peu près égales à celles que l’on trouve sur Terre. Cela signifie que des planètes ressemblant à la Terre doivent exister dans la Voie lactée», a déclaré l’astronome Siyi Xu de l’observatoire Gemini d’Hawaï.

Le physicien Enrico Fermi a il y a plus de 75 ans formulé une thèse devenue connue sous le nom de paradoxe de Fermi: «S’il y avait des civilisations extraterrestres, leurs représentants devraient être déjà chez nous. Où sont-ils donc?»

Des chercheurs ont tenté de résoudre ce paradoxe à l’aide de l’hypothèse d’une «Terre unique» d’après laquelle une copie presque complète de notre planète était nécessaire pour que des êtres doués de raison apparaissent.

Selon Siyi Xu, il est difficile de vérifier cette théorie parce que les télescopes modernes ne sont pas suffisamment sensibles pour permettre des observations «directes». C’est pourquoi les astrogéologues sont obligés de définir la composition des planètes en fonction des impuretés que contient leur étoile et de la composition de leur atmosphère.

Les astronomes ont trouvé une façon de résoudre ce problème grâce à une particularité des naines blanches découvertes récemment.

En effet, toute matière engloutie par les naines blanches et les étoiles sous-naines est répartie sur leur surface sous forme de gâteau feuilleté. Les éléments lourds comme l’oxygène ou le silicium «coulent» graduellement tandis que l’hydrogène et l’hélium «remontent en surface».

Pour cette raison, les traces d’éléments lourds, même s’ils sont présents en grande quantité sur la surface d’une naine, ne sont visibles qu’à l’étape initiale de l’absorption de débris de planètes, d’astéroïdes et de comètes.

Au total, Siyi Xu et son équipe ont découvert 18 planètes de ce genre. L’étude de leur spectre à l’aide du télescope Kecka a permis de calculer leur quantité de matière et d’étudier sa composition. Source

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