Qu’il est bon, l’été, de quitter chaussettes et chaussures, pour marcher pieds nus dans le sable ou dans l’herbe ! Une habitude qui fait vraiment du bien. Ce sont les médecins qui le disent.

À part à la plage l’été, rares sont ceux d’entre nous qui marchent régulièrement pieds nus. Socialement peu acceptable, marcher pieds nus à l’extérieur comme à la maison, est souvent vu comme une habitude « de hippies » ou de « va-nu-pieds ». Et pourtant, laisser ses pieds respirer et oser les laisser entrer en contact avec le sol aurait de nombreux bénéfices, chez les enfants comme les adultes.

L’inconvénient principal (et le plus grand argument contre cette pratique) est que l’on risque de se blesser en marchant sur un objet tranchant. C’est vrai, mais nos pieds ont cependant les moyens de compenser ce risque : plus l’on marche pieds nus et plus la peau devient résistante…

200 000 terminaisons nerveuses

Le Washington Post expliquait en 2016 que les enfants et les adultes qui marchent souvent pieds nus ont une meilleure perception de leur environnement et repèrent plus facilement un objet tranchant à éviter. Les pieds possèdent en effet plus de 200 000 terminaisons nerveuses, ce qui les rend incroyablement sensibles, précisément dans ce but.

« Les bébés ont particulièrement intérêt à marcher pieds nus car cela leur permet d’avoir une meilleure sensation et conscience du sol, ils sont plus connectés à leur environnement, explique le Dr Julien Leroux, chirurgien orthopédiste pédiatre à Rouen. C’est quelque chose que nous recommandons aux parents, au moins jusqu’au moment où les enfants commencent à bien marcher. »

Se déplacer pieds nus contribue à muscler leurs pieds et leurs jambes tout en améliorant leur proprioception, qui est la perception inconsciente des mouvements et de l’orientation dans l’espace, résultant de stimuli situés dans votre propre corps.

Un meilleur équilibre

Peu importe la forme physique, personne n’est à l’abri d’une chute ! Il suffit d’avoir la chaussure qui bute sur un caillou sorti de nulle part pour tréchucher et tomber… Or marcher pieds nus favoriserait un meilleur équilibre et une meilleure coordination.

Une étude allemande publiée dans la revue Frontiers in Pediatrics a ainsi récemment mis en évidence un rapport entre les capacités motrices des enfants (équilibre, saut vitesse) et le port régulier (ou non) des chaussures. Recueillis auprès de 810 enfants répartis dans plusieurs groupes d’âges et avec différentes habitudes, les résultats montrent que les sujets se trouvant régulièrement pieds nus sont bien meilleurs à l’exercice de saut en longueur et au test d’équilibre.

C’est bon pour l’arthrose

Selon une étude américaine de 2006, menée par l’Osteoarthitris Research Society International, marcher pieds nus réduirait aussi la charge supportée par les extrémités des articulations, particulièrement les genoux, pour les personnes ayant de l’arthrose.

La charge baissait ainsi de près de près de 11,9 % chez les personnes suivies par l’étude. Une conclusion qui interroge sur la capacité des chaussures, même orthopédiques, à absorber les chocs.

Contrer les effets des chaussures qui abîment les pieds

25 % des os du corps humain sont situés dans les pieds et les chevilles. Les pieds sont à la base du corps et en portent tout le poids. Chaque pied comportant 26 os et 33 articulations, cela représente de nombreux risques de blessures, en particulier si vous choisissez des chaussures mal ajustées ou inadaptées.

Or, certaines chaussures, comme les tongs, les chaussures trop serrées ou les talons hauts, peuvent endommager la structure du pied et la façon de marcher. Même les chaussures de course modernes, aux talons largement rembourrés et surélevés, pourraient poser problème car elles incitent les coureurs à frapper le sol avec le talon en premier, un mouvement qui génère un choc plus important et donc de plus grandes chances de blessures.

Les participants d’une animation de « barefooting » à Paris en 2013. (Photo : Christian Harberts)

Des recherches ont prouvé que les personnes qui courent pieds nus ont tendance à éviter d’atterrir sur leurs talons, car c’est la zone du pied la plus sensible à la douleur, explique Peter Francis, directeur du groupe de recherche musculo-squeletique de l’université Leeds Beckett au Royaume-Uni.

Ces coureurs répartissent ainsi la pression au milieu et à l’avant du pied. Pour ce faire, ils font des foulées plus courtes et fléchissent plus les genoux. Une position qui permet aux muscles autour du genou de mieux contrôler l’impact et qui aide la cheville à agir comme un ressort. Une foulée plus naturelle que l’on peut pratiquer sur les nombreux sentiers pieds nus un peu partout en France. Source

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