Dans le sud de l’Afrique ces dernières semaines, le Botswana a enregistré la mort d’environ 90 éléphants. Il s’agit probablement de la plus importante vague de braconnage jamais vue sur le continent depuis très longtemps.

Jusqu’à aujourd’hui, le Botswana était connu en Afrique pour être un véritable sanctuaire de la vie sauvage, et plus particulièrement pour les éléphants, dont certains arrivent régulièrement d’autres pays pour s’y réfugier. Désormais, le Botswana sera placé – comme beaucoup d’autres pays – sur la carte des territoires en proie à un braconnage de masse.

Comme l’a révélé la BBC dans un article du 3 septembre 2018, pas moins de 87 éléphants, mais également 5 rhinocéros ont été abattus pour leur ivoire durant les dernières semaines. Les photos publiées sur Twitter témoignent de la violence des braconniers. Et pourtant, cette catastrophe a eu lieu dans la région du delta du fleuve Okavango, à proximité d’une réserve naturelle attirant de nombreux touristes chaque année.

« Je suis choqué, je suis complètement abasourdi. L’ampleur du braconnage des éléphants est de loin la plus importante que j’ai vue ou lue sur le continent africain à ce jour », a déclaré le docteur Mike Chase de l’ONG Elephants Without Borders.

Carte déclassifiée de la CIA présentant les populations des éléphants, 2013 :

Comment les braconniers ont-ils pu attaquer les animaux sauvages dans une zone habituellement très protégée par une efficace équipe de gardes forestiers ? Il faut savoir qu’avec la récente arrivée du nouveau président Mokgweetsi Masisi, ces mêmes gardes ont été désarmés depuis le mois de mai 2018. Cette mesure a donc permis aux braconniers de s’en prendre aux animaux sans être réellement inquiétés.

Il faut également savoir que d’une manière générale, le Botswana est un pays touristique et ce secteur représente une manne financière très importante. Nul doute que le pays y perdrait au change dans le cas d’une protection des animaux sauvages qui tendrait vers le laxisme. En effet, succomber aux sirènes de l’argent généré par le braconnage pourrait tout simplement faire fuir les touristes, en plus de détruire un patrimoine naturel qui se raréfie de plus en plus.

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