Entre 320 et 340 cas de gale, maladie infectieuse de la peau, sont estimés en France pour 100 000 habitants, révèle le site d’information du Dauphiné libéré. Depuis plusieurs années, les collectivités constatent que cette pathologie est favorisée par son caractère très contagieux, ainsi que par le retard de diagnostic et la lourdeur des traitements.

Ce retour de maladies moyenâgeuses est la conséquence de pratiques à risque et du manque d’information des jeunes, selon le quotidien régional. Certaines infections sexuellement transmissibles (IST) sont aussi en forte augmentation.

Retour de la gale, mais aussi des IST

Les experts de l’OMS en sont venus à la conclusion que la bactérie gonorrhoeae était rentrée dans la redoutable catégorie des super bactéries, quasiment indestructibles.

Parmi elles, on remarque le grand retour des infections à gonocoque (des organes génitaux) et à chlamydia, qui ont triplé entre 2012 et 2016. Cette dernière infection a touché au moins 268 000 personnes en 2016, en majorité des jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans chez lesquelles cette maladie silencieuse est la première cause d’infertilité.

Selon le site d’information pratique PasseportSanté.net, 1,4 % des hommes et 1,6 % des femmes de 18 à 44 ans sont atteints par cette IST dans l’Hexagone.

Scorbut et choléra

Choléra

Le scorbut, la « maladie des marins », dû à une carence en vitamine C, est également réapparu dans plusieurs pays, dont la France, les États-Unis et l’Australie. Cette maladie est principalement due à une mauvaise alimentation et favorisée par la malbouffe.

Quant à l’Algérie, elle est actuellement confrontée à une épidémie de choléra et comptabilise au moins 56 cas, dont deux mortels. En France, le ministère de la Santé incite les compagnies aériennes à la prudence afin de limiter les risques de propagation de la maladie.

La peste s’est aggravée à Madagascar

Voir article : Les secrets derrière le costume terrifiant du docteur de la peste

La récente épidémie de peste qui a flambé à Madagascar a été inquiétante pour les spécialistes car elle a été très inhabituelle.

Inhabituelle tout d’abord de par son ampleur : 2 348 Malgaches ont été infectés par la bactérie Yersinia pestis contre 300 cas habituellement chaque année, et parmi eux, 202 ont succombé à la maladie.

Contrairement aux années précédentes, les trois quarts des malades étaient cette année atteints de la forme pulmonaire de la peste, nettement plus contagieuse, plus grave et plus mortelle que la forme bubonique. Enfin, l’épidémie 2017 de peste à Madagascar a été quasi-générale et elle a touché également les grandes villes, notamment la capitale, Antananarivo, alors qu’elle touchait uniquement les zones rurales les autres années.

L’Institut Pasteur est chargé de suivre cette infection récurrente.

La bilharziose persiste en Corse

La bilharziose est une maladie parasitaire due à un ver hématophage, le Schistosoma haemotobium. Depuis 2014, ce parasite s’est installé en Corse, dans la rivière du Cavu et de la Solenzara, rivière qui reste toujours sous surveillance.

Au moins 120 cas d’infections ont été recensés depuis, dont un en 2016. La bilhaziose uro-génitale expose à des risques sérieux, urinaires et génitaux.

Moustique Tigre et dengue, chikungunya et Zika

Chaque année, des cas de dengue ou de chikungunya importés sont signalés dans le sud de la France. Ils déclenchent des opérations systématique de démoustication contre le moustique Tigre autour du foyer infecté (6 opérations depuis debut mai 2018).

Mais cet insecte, qui est le vecteur naturel de ces virus (et du Zika), est également présent en Ile-de-France et dans le Grand-Est et il ne suffit pas de s’en protéger la nuit: il pique aussi le jour.

Le virus West-Nil est à Nice

Onze personnes ont été infectées par le virus West-Nil dans les Alpes-Maritimes depuis le 7 juillet, d’après l’ARS de cette région. Dix personnes ont été guéries et sont désormais en bonne santé. Un malade reste hospitalisé, touché par une forme neuro-invasive, plus grave.

La fièvre West Nile est également connue sous le nom de « maladie à virus du Nil Occidental ». Elle est transmise par les moustiques communs, qui la contractent en piquant des oiseaux infectés. Les hommes et les chevaux peuvent contracter le virus mais pas le transmettre à leur tour.

Dans la majorité des cas, les malades ne présentent aucun symptôme. Ils peuvent cependant parfois présenter des symptômes pseudo-grippaux, comme de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires. Plus rarement, elle peut provoquer des complications neurologiques graves.

Ces cas témoignent d’une circulation plus précoce et plus importante qu’habituellement en Europe, notamment en Italie et en Grèce.

La France n’est pas le seul pays concerné par un retour des maladies anciennes et l’apparition des nouvelles. Nous vivons désormais dans un monde globalisé qui fait craindre la prochaine pandémie.

Source 1 
Source 2

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