Des scientifiques ont découvert un moyen d’apporter un souffle nouveau au désert le plus chaud du monde, le Sahara. Comment? En installant d’immenses centrales éoliennes et solairesau beau milieu du désert, ce qui, tout en produisant de l’électricité, pourrait également venir accroître le taux de précipitations dans la région.

Un groupe de météorologistes américains, chinois et italiens ont découvert, lors d’une simulation climatique du désert du Sahara, que cette région pourrait bien redevenir fertile. Leur recherche a été publiée dans la revue Science.

Dans leur étude, les scientifiques ont proposé de couvrir toute la région du Sahara, soit plus de 9 millions de kilomètres carrés, par des centrales solaires et des éoliennes. Grâce à ce mégaprojet, il sera possible de produire quatre fois plus d’énergie que l’ensemble de l’humanité n’en consomme aujourd’hui.

Comme les centrales auraient une influence surla température du sol et modifieraient les flux d’air, l’étude estime qu’il pleuvrait davantage dans le Sahara, avec des précipitations passant de 0,24 à 0,59 mm par jour. Cet effet serait encore plus marqué dans la région semi-aride du Sahel.

D’après les météorologistes, la quantité de précipitations devrait quasiment doubler, ce qui favoriserala croissance des plantes, et de ce fait, la couverture végétale.

Les scientifiques notent que les centrales éoliennes affecteront les flux d’air et contribueront également au mélange des masses d’air. En raison de leur structure physique, les éoliennes réduiraient égalementla vitesse des vents. Quant aux panneaux solaires, ilsviendraient refléterles rayons du soleil vers le ciel et refroidiraient ainsi la surface.Selon les scientifiques, de telles mesures seraient suffisantes pour permettre à l’agriculture de se développer à nouveau dans le désert le plus chaud du monde.

Des études pécédentes avaient déjà démontré que les centrales solaires et éoliennes pouvaient avoir un effet sur le climat au niveau continental, mais cette étude est la première à modéliser leur impact sur la végétation, explique Yan Li, chargé de recherche à l’Université de l’Illinois. Source

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