Des photos comparant de nombreux fruits avant et après les effets de leur domestication, ont été publiées. Certains fruits sont méconnaissables.

Les plantes, tout comme les animaux, évoluent afin de s’adapter aux différentes variations de l’environnement, ce qui implique également un changement de leur morphologie. Mais certaines ont, par l’intervention des humains, changé drastiquement et plus rapidement que la normale.

Les OGM ont grandement contribué à ces bouleversements. Leurs avantages génétiques concernent surtout la résistance face aux insectes herbivores ou encore aux pesticides.

Malgré le fait que la présence des OGM dans la plupart de nos plats soit vivement critiquée par de nombreuses ONG, la contribution humaine pour l’élaboration de fruits « parfaits » avait déjà débuté bien avant.

La sélection artificielle était pratiquée par les fermiers il y a des milliers d’années déjà. Ils choisissaient les plantes ayant les traits désirés et les cultivaient. L’évolution morphologique est cependant plus lente qu’avec les OGM.

Il est impossible de retrouver des représentations exactes de certains fruits il y a mille ans, mais en se basant sur certains de leurs ancêtres encore présents, ainsi que sur des photos et des peintures, il est possible d’avoir un aperçu de l’impact de l’Homme sur leur apparence.

La banane

Les premières bananes ont été cultivées il y a environ 10’000 à 7000 ans av. J.-C. dans la région de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Elles étaient également présentes dans le Sud-Est de l’Asie, avant d’être importées dans les îles du Pacifique, en Afrique, et en Europe.

La version moderne du fruit est issue d’une hybridation entre deux espèces provenant de la région d’Asie. Elle est beaucoup plus allongée, et les grosses graines dures ont disparu. Elle a aussi plus de goût et contient davantage de nutriments.

L’Aubergine

Ce fruit a existé sous diverses formes et couleurs. La plupart de ses ancêtres possédaient des épines dans la zone de la tige où se trouvaient les fleurs.

Sur l’aubergine moderne qui a subi une importante élongation, les épines ont disparu.

La Pastèque

Cette peinture de pastèques effectuée par le peintre italien Giovanni Stanchi montre qu’il semblait à l’époque y avoir à l’intérieur six « compartiments » triangulaires. De nombreuses personnes avaient suggéré que les pastèques dessinées étaient sèches et pas mûres, mais cette hypothèse fut rapidement réfutée par les présence des noyaux, indiquant qu’elles étaient bel et bien mûres.

Dans les pastèques modernes, la chair est beaucoup plus développée, comme démontré ci-dessus. Ceci est dû au fait que les fermiers recherchaient au fil du temps un intérieur plus charnu et bien rouge.

Le maïs

La domestication du maïs date de 7000 ans av. J.-C., et elle ne se trouvait qu’en Amérique centrale. On peut clairement voir sur l’image qu’il ne contenait quasiment pas d’eau. Il était également plus difficile à cultiver.

Sa sélection artificielle par l’Homme s’est majoritairement déroulée durant le 15ème siècle, lorsque les Européens ont commencé à le cultiver et qu’ils cherchaient à ce qu’il soit autant consistant et massif que les autres fruits exotiques. Les épis de maïs modernes sont milles fois plus gros qu’au début de leur domestication, et sont également 6 fois plus sucrés.

La carotte

Les premiers fruits semblant être les ancêtres des carottes provenaient de la Perse et de l’Asie mineure, au 10ème siècle. Elles étaient soit pourpres, soit blanches, et possédaient (comme sur l’image ci-dessus), des racines fourchues qui ont par la suite pris une couleur jaunâtre.

Avec la domestication, les racines qui ont pris une couleur orangée se sont épaissies, et ont beaucoup plus de goût.

La pêche

Les premières domestications de la pêche se sont réalisées dans la région de la Chine, 4000 ans avant J.-C. Elle ressemblait à une cerise, et son goût rappelait fortement les lentilles. Les fermiers voulaient obtenir des pêches plus goûteuses, et replantaient donc celles qui leur paraissaient les plus qualifiées à leur désir.

Après plusieurs siècles, le fruit a pris 16 fois son volume original, est devenu 27% plus juteux, et 4% plus sucré.

À présent, on peut clairement affirmer que les OGM n’ont pas été les premières plantes modifiées artificiellement par l’Homme. Mais comparé aux méthodes effectuées en laboratoire, il fallait des siècles et des siècles de patience pour atteindre les objectifs voulus. Source

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