A school of fish swims over a field of dead coral

Un nouveau rapport signé du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) tire la sonnette d’alarme. Si nous ne mettons pas en place de mesures drastiques et immédiates pour lutter contre le réchauffement de la planète, les conséquences pour le vivant seront désastreuses.

L’un des principaux objectifs de l’accord de Paris, signé en 2015, est de limiter l’augmentation de la température mondiale à 2°C par rapport aux niveaux préindustriels pour éviter de mettre en péril l’ensemble de la biodiversité de notre planète. Des mesures ont été mises en place par de nombreux pays (195 signataires), mais est-ce pour autant suffisant ? Non, répond un nouveau rapport du Giec. Rédigé par 91 scientifiques de 40 pays, le papier note que des transformations « rapides » et « sans précédent » doivent être engagées pour espérer contenir le réchauffement.

« L’un des messages clés qui ressort très clairement de ce rapport est que nous constatons déjà les conséquences d’un réchauffement de la planète de 1°C : des conditions météorologiques plus extrêmes, en passant par l’élévation du niveau de la mer et la diminution de la banquise arctique », explique Panmao Zhai, co-président du groupe de travail du Giec. Les chercheurs appellent à ce que des mesures drastiques soient prises immédiatement pour limiter ce réchauffement à 1,5°C, et non à 2°C – et ce avant 2030. Une différence qui semble minime sur le papier, mais qui pourrait avoir de sérieuses conséquences pour l’avenir de notre planète.

Par exemple, une augmentation de la température de 2°C entraînerait potentiellement une augmentation de 10 cm des océans, comparé à une augmentation de 1,5°C. Ceux-ci seraient également plus acides et proposeraient donc moins d’oxygène aux organismes. Il en va également de nos cultures céréalières, directement impactées par la chaleur et le manque d’eau. Sans parler bien sûr des phénomènes météorologiques extrêmes (ouragans, typhons) beaucoup plus fréquents et plus stagnants.

Malgré tout, les chercheurs affirment que l’objectif de 1,5°C peut toujours être atteint, à condition que des mesures de grande envergure soient prises immédiatement. « Le rapport du Giec le prouve scientifiquement : nous avons toutes les cartes en main pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais il faut que tout le monde agisse maintenant ! », s’est notamment empressé de tweeter Emmanuel Macron suite à la publication du papier.

« Ce rapport fournit aux décideurs politiques et aux praticiens les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions qui tiennent compte du changement climatique tout en respectant le contexte local et des besoins de la population, s’est de son côté exprimée Debra Roberts, coprésidente du groupe de travail du Giec. Les prochaines années sont probablement les plus importantes de notre histoire ». Source

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