Une récente étude publiée dans PLOS One nous révèle que depuis le XVIe siècle, l’exploitation humaine dans la forêt atlantique du Brésil aura mené à l’extinction de plus de la moitié des mammifères.

Vous la retrouverez – du moins ce qu’il en reste – le long de la côte est de l’Amérique du Sud. Autrefois l’une des régions du monde les plus riches en biodiversité, la forêt atlantique du Brésil est aujourd’hui décimée. Celle qui présentait jadis plus d’un million de kilomètres carrés de vie sauvage est maintenant réduite à moins 100 000 kilomètres carrés, révèle une étude alarmante publiée dans PLOS One. L’article souligne également que plus de la moitié des mammifères (500 espèces concernées) ont été décimées depuis la colonisation de la région au XVIe siècle.

Forêt Atlantique . WWF

« Ces habitats sont souvent très incomplets, limités à des restes forestiers insuffisamment grands et piégés dans un vortex d’extinction à composition non limitée. Cet effondrement est sans précédent dans l’histoire et la préhistoire, et peut être directement attribué à l’activité humaine », explique dans un communiqué Carlos Peres, biologiste de l’Université d’East Anglia (Royaume-Uni) et principal auteur de l’étude. Pumas, jaguars et tapirs seraient les principales victimes de ces activités humaines.

Déforestation dans la forêt atlantique, ici au Paraguay.

Pour arriver à de tels chiffres, Carlos Peres et son équipe ont comparé les inventaires des grands et moyens mammifères de la forêt enregistrés au cours des 30 dernières années, avec ceux effectués par les premiers Européens débarqués sur place au XVIe siècle. Braconnage, construction de routes, agriculture, les activités humaines ont depuis 400 ans grignoté les terres, au point de réduire la forêt à néant. « La diversité des mammifères de la forêt atlantique autrefois majestueuse a été largement réduite à une pâle ombre de son ancienne identité », déplore le chercheur.

Ces résultats soulignent « le besoin urgent d’agir pour protéger ces écosystèmes fragiles, poursuit-il. Nous devons entreprendre des études régionales plus complètes pour comprendre les caractéristiques et les déterminants de la perte d’espèces. Les efforts de protection de la forêt atlantique et des autres écosystèmes forestiers tropicaux reposent sur une volonté politique forte. Nous avons besoin de données convaincantes pour conduire le changement ». Source

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