L’histoire de l’Homme est parsemée de mythes et croyances de différentes origines et dont certaines persistent encore aujourd’hui. C’est le cas du mythe du troisième œil, mais peut-on réellement parler de mythe et qu’entendons nous réellement par « troisième œil » ?

On retrouve dans plusieurs religions la présence d’un troisième œil, aussi appelé « œil de l’âme », qui permettrait de voir au delà de ce que nous montre nos yeux. Ce troisième œil ne servirait donc  pas réellement à voir mais plutôt à percevoir… Ceci nous amène chez les vertébrés dit primitifs (ex : oiseaux, lézards), chez lesquels on  observe la présence d’un organe, ou plus précisément d’une glande, au niveau du cerveau qui possède une capacité pour le moins étonnante :  la glande pinéale.

Appelée aussi épiphyse, cette dernière a la capacité, via des photorécepteurs, de capter l’information lumineuse provenant du milieu extérieur à l’instar des yeux. Il ne s’agit pas ici d’un réel troisième œil car cet organe capte uniquement l’intensité lumineuse du milieu dans lequel est présent l’individu. La glande pinéale jouerait alors un rôle important dans la rythmicité ; par exemple lors de la perception du début de la période de reproduction.

Mise en évidence de la glande pinéale sur un schéma simplifié de cerveau

Même si elle a perdu sa capacité de capteur lumineux avec l’évolution, elle reste présente chez l’Homme. On la retrouve cachée sous un crâne épais, un cortex et voire parfois même une épaisse couche de cheveux ; empêchant alors la lumière de venir stimuler ses photorécepteurs trop profondément enfouis.
Chez les vertébrés primitifs, contrairement à nous, cette structure est située directement sous un crâne très fin, permettant ainsi l’activité des photorécepteurs.

On peut donc dire que nous possédons tous un « troisième œil » mais que ce dernier est devenu inactif au cours de l’évolution.

La question de l’utilité de la glande pinéale chez l’Homme se pose alors, est-elle un simple vestige de notre évolution que le temps a oublié de faire disparaître ou demeure-t-elle essentielle à notre quotidien? Son rôle au sein de notre organisme est resté primordial car c’est elle par exemple qui sécrète l’hormone du sommeil : la mélatonine.

C’est à travers cet organe et d’autres que ce sont bâtis des histoires, des mythes qui accompagnent notre quotidien. Comme celles au sujet de la glande pinéale, certaines croyances, dessinent notre imaginaire alors qu’elles sont le témoin d’un savoir scientifique ancien dont seule la morale persiste.

Voir aussi : Le mystère de la Glande Pinéale

Antoine Cochard
Étudiant en biologie des organismes

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