Selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science, la galaxie la plus lumineuse de l’Univers est en fait «cannibale», et presque la moitié de sa masse provient de trois de ses plus petits voisins. La lumière de cette galaxie connue sous le nom de W2246-0526, met 12,4 milliards d’années-lumière pour atteindre la Terre.

De nouvelles observations, réalisées à l’aide du Grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama (ALMA), révèlent que la galaxie W2246-0526, la plus lumineuse de notre Univers, est en train de dévorer trois de ses plus petits voisins. De plus, elle émet autant de rayonnement infrarouge que 350 trillions de soleils, précise la nouvelle étude internationale dont les résultats ont été publiés le 15 novembre dans la revue Science.

«Nous savions auparavant qu’il y avait trois galaxies-satellites près de W2246-0526, mais rien ne témoignait du fait qu’il y avait une interaction quelconque entre elles», expliqué Tanio Díaz-Santos, de l’université Diego Portales à Santiago, l’auteur principal de l’étude. «Nous ne nous doutions pas qu’il s’agissait en fait d’un cas de cannibalisme, avant d’effectuer des observations détaillés à l’aide d’ALMA.»

Le chercheur indique que la quantité de gaz dévorée par W2246-0526 suffit pour qu’elle puisse continuer à former des étoiles et à nourrir son trou noir central durant plusieurs centaines de millions d’années.

D’après le scientifique, la luminosité surprenante de cette galaxie n’est pas due à ses étoiles individuelles, loin s’en faut. Sa luminosité est en fait «alimentée» par un minuscule disque de gaz surchauffé, qui tourne en spirale aux alentours du trou noir supermassif. La lumière de ce disque d’accrétion extrêmement brillant est, par la suite, absorbée par la poussière environnante, qui réémet à son tour l’énergie sous forme de rayonnement infrarouge.

Le chercheur suppose qu’une grande partie de la poussière et des gaz «volés» par W2246-0526 serait convertie en nouvelles étoiles et alimenterait le trou noir central. Toujours est-il que la «gourmandise» de cette galaxie pourrait conduire un jour à son autodestruction, conclut le scientifique. Source

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