Datant de 500 avant JC, les tablettes d’or Pyrgi ont été découvertes en 1964 lors des fouilles d’un sanctuaire de l’ancien Pyrgi, vers port de la ville étrusque de Caere en Italie.

Les trois plaques d’or contiennent des trous autour de leurs bords, ce qui indique qu’elles ont probablement été reliées ensemble sous une certaine forme à un moment donné. Ce qui rend les tablettes si spéciales, c’est qu’elles sont bilingues.

Deux des tablettes sont inscrites en langue étrusque, la troisième en langue phénicienne et elles sont considérées aujourd’hui comme la plus ancienne source historique d’Italie pré-romaine parmi celles qui sont inscrites. Elles contiennent une dédicace du roi Thefarie Velianas à la déesse phénicienne Astarte, également connue sous le nom d’Ishtar.

Ishtar était à l’origine vénéré à Sumer sous le nom d’Inanna. Le culte de l’ancienne déesse mésopotamienne associée à l’amour, la beauté, le sexe, le désir, la fertilité, la guerre, la justice et le pouvoir politique se répandit dans toute la région. Avec le temps, elle fut aussi vénérée par les Akkadiens, les Babyloniens et les Assyriens.

Les tablettes d’or Pyrgi sont rares et inhabituelles. C’est un trésor ancien, tant d’un point de vue linguistique que d’un point de vue historique.

Les tablettes offrent aux chercheurs la possibilité d’utiliser la version phénicienne pour lire et interpréter l’Étrusque autrement indéchiffrable.

Les Tablettes d’Or Pyrgi

Selon William J. Hamblin, professeur d’histoire à l’Université Brigham Young, les trois tablettes d’or pyrgi sont un excellent exemple de la diffusion de la pratique phénicienne consistant à écrire des textes sacrés sur des plaques d’or depuis leur lieu d`origine, à Phoenicia via Carthage, jusqu`en Italie ; ce qui correspond en gros à ce que dit le Livre de mormon dans son rapport avec les textes sacrés écrits par ses voisins les juifs, les proches des phéniciens sur des plaques en métal.

Il n’était vraiment pas nécessaire de déchiffrer ces fascinantes tablettes anciennes parce que le texte phénicien a longtemps été connu pour être sémitique. Bien que les artefacts ne soient pas considérés comme une énigme ancienne, ils n’en ont pas moins une valeur historique extraordinaire et nous donnent un aperçu unique de la façon dont les peuples anciens ont communiqué leurs croyances et rendu hommage à leur déesse bien-aimée Astarte (Ishtar, Inanna).

L’inscription phonécienne dit :

A dame Ashtarot,

C’est le lieu saint qui a été fait, et qui a été donné par Tibère Velianas qui règne sur les Cærites.

Pendant le mois du sacrifice au Soleil, comme cadeau pour le temple, il a construit un édicule (un ancien sanctuaire).

Ashtarot le laissa régner trois ans à partir du mois de Churvar, à partir du jour de l’enterrement de la Divinité.

Et les années de la statue de la divinité dans le temple aura autant d’années que les étoiles ci-dessus.

Les tablettes d’or pyrgi sont conservées au Musée National Étrusque, Villa Giulia, Rome.

Traduction : Le Savoir Perdu Des Anciens 

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