Un effondrement de l’inlandsis Ouest-Antarctique, cette calotte la plus vulnérable du pôle Sud, pourrait se rééditer, augmentant le niveau de la mer et provoquant l’inondation de zones côtières, estiment des scientifiques américains.

Les scientifiques de l’université d’État de l’Oregon ont établi qu’il y a 125.000 ans, soit durant le Paléolithique moyen, le niveau de la mer était d’entre six et neuf mètres supérieur à celui actuel et ce en raison de l’effondrement de l’inlandsis Ouest-Antarctique. Or, estiment-ils, cela pourrait se reproduire dans un avenir proche, cette calotte étant la plus vulnérable du pôle Sud, écrit la revue Science.

La base de l’inlandsis en question se situe en dessous du niveau de la mer. Avec la hausse des températures océaniques, les glaciers peuvent rapidement fondre, élevant le niveau de la mer et inondant de vastes étendues de terres côtières. Selon les scientifiques, l’accélération de la perte de masse des glaciers observée ces dernières années est le début de ce processus et non un phénomène à court terme. Lors de la précédente destruction, le niveau de la mer augmentait d’environ 2,5 mètres par siècle.

Voir article : Cartes du monde, si toute la glace de notre planète fondait ?

La cause du réchauffement survenu il y a 125.000 ans n’était certainement pas les gaz à effet de serre, comme c’est le cas aujourd’hui, mais de petits changements dans la localisation de l’axe de rotation de la Terre. La température globale était supérieure de deux degrés Celsius à la valeur préindustrielle (à présent, la température globale a déjà augmenté d’un degré), mais elle était probablement plus fraîche qu’en Antarctique.

Ainsi, les scientifiques ne savaient pas exactement ce qui était à l’origine de l’élévation du niveau de la mer et croyaient précédemment qu’elle était liée à la fonte de la calotte glaciaire du Groenland. Aucune preuve n’ayant été obtenue pour cette version, la calotte glaciaire de l’inlandsis Ouest-Antarctique a été désignée comme une autre source probable d’eau.

Les chercheurs ont examiné 29 échantillons de forage prélevés notamment dans la péninsule antarctique, au glacier de l’île du Pin, ainsi que des sédiments océaniques de la mer de Bellingshausen. Il s’est avéré qu’au fond de la mer il y avait des traces de limon qui ont pénétré dans l’océan il y a plus de 100.000 ans avec l’érosion du substrat rocheux sous l’influence de la glace.

Cependant, il n’y avait aucune trace d’érosion sur un certain intervalle de temps, ce qui indiquait l’absence de couverture de glace. Cependant, les scientifiques admettent que les courants océaniques auraient pu changer, transportant le limon ailleurs. Source

2 Commentaires

  1. On ferait mieux d’arrêter de donner du fric aux scientifiques
    Afin qu’ils arrêtent de nous raconter la Messe en Latin !
    Sérieux on en a rien à faire, ce qui doit arriver arrivera et c’est pas les fourmis toutes scientifiques qu’elles sont qui y changeront qque chose.

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