La samodiva (également connue sous le nom de samovila ou vila ; samodivi ou samodivas au pluriel) est une créature que l’on trouve dans le folklore balkanique, en particulier en Bulgarie. En général, ces êtres sont des esprits de la forêt ou des nymphes des bois qui apparaissent comme de belles jeunes femmes.

Mais les apparences sont parfois trompeuses. Les samodivas apparaissent dans de nombreuses histoires, dans lesquelles elles sont des créatures nuisibles, ou espiègles.

Êtres sauvages et divins de la mythologie slave

Le nom ‘samodiva’ est formé en combinant deux mots séparés, ‘samo’ et ‘diva’. Le premier signifie  » seul « , tandis que le second  » sauvage « , ou  » divin « , d’où le nom signifie littéralement  » sauvage seul « . La première partie du nom de la créature signifie qu’elle évite les êtres humains, tandis que la seconde indique sa nature sauvage ou divine.

Les Samodivas dansent

Il y a plusieurs variations concernant l’origine des samodivas. L’une d’entre elles, par exemple, suggère qu’elles sont les filles de Bendis, la déesse thrace de la lune et de la chasse, qui ressemble beaucoup à la déesse grecque Artemis. Ce mythe sur les origines explique les deux sens de la partie « diva » du nom de la créature.

D’autres pensent que les samodivas sont les enfants du lamia, une créature maléfique qui ressemble à un dragon dans le folklore bulgare. D’autres encore prétendent qu’elles sont les esprits de femmes méchantes coincées entre le ciel et l’enfer, ou de filles qui sont mortes vierges.

Le Chevalier et la Sirène’ ou ‘Le Baiser de l’Enchanteresse’, peinture à l’aquarelle. Inspiré du poème « Lamia » de John Keats.

Quelles que soient leurs origines, les samodivas sont toujours décrits comme de très belles femmes qui ne vieillissent jamais. Ils ont de longs cheveux blonds et des yeux bleu vif. Leur tenue se compose d’une longue robe blanche et d’une ceinture verte ou arc-en-ciel. De plus, les samodivas ornent leur tête de couronnes de fleurs sauvages.

Les Éléments typiques d’une histoire de Samodiva

Les samodivas vivent dans des régions montagneuses et leurs repaires préférés sont les montagnes Pirin, Vitosha, Rila et Stara Planina. Ils aiment chevaucher les cerfs et se servent de serpents tordus comme rênes. Elles sont extrêmement protectrices de leurs montures et jetteraient un sort à quiconque tuerait leur cerf, même si c’était par accident. Le sort entraînerait la mort de la personne.

Les histoires sur les samodivas les décrivent souvent comme étant nuisibles pour les êtres humains. Bien que ces créatures aiment danser, surtout lorsqu’elles sont accompagnées de la musique d’un kaval ou d’une flûte de berger, elles séduisent ou kidnappent souvent un berger pour obtenir cette musique. Si un malheureux humain tombait sur les samodivas pendant qu’elles dansaient, il serait tenté de les rejoindre. L’humain, incapable de suivre leur rythme, mourrait d’épuisement.

Les samodivas dansent dans ‘Le Villi’ (1906) de Bartolomeo Giuliano.

Dans certains récits, cependant, un être humain a pris le dessus sur une samodiva, même si ce n’est que temporairement. Les pouvoirs magiques des samodivas résident dans leurs vêtements, ce qui fait qu’elles sont particulièrement vulnérables lorsqu’elles prennent un bain. Dans ces moments-là, elles doivent garder leurs vêtements soigneusement, de peur qu’ils ne soient volés, ce qui les rendrait impuissantes. Dans un conte, un berger du nom d’Ivalyo vole les vêtements d’une samodiva du nom de Marika, lui enlevant ainsi sa source de pouvoir. Le berger épouse la samodiva, et ils ont un enfant trois ans plus tard.

Lorsque le couple organise une fête pour célébrer la naissance de leur fils, le parrain de l’enfant demande à Marika de danser. Bien que la samodiva danse, le parrain remarque qu’elle ne danse pas aussi bien aussi bien qu’une samodiva devrait le faire. Marika répond que sans sa robe, elle ne peut pas le faire. Le parrain demande à Ivalyo de donner sa robe à la samodiva (qu’il avait cachée). Une fois que Marika a revêtu sa robe, elle retrouve ses pouvoirs et disparaît d’Ivalyo et de leur fils pour toujours.

La Samodiva bulgare continue à vivre

Aujourd’hui encore, les gens, en particulier ceux qui vivent dans les villages reculés de Bulgarie, croient encore en l’existence des samodivas. En raison de leurs pouvoirs et du mal qu’elles sont capables d’infliger aux humains, elles sont à la fois craintes et respectées.

Bien que la samodiva tire ses racines des époques païennes, il est intéressant de noter que la venue du christianisme a enrichi ce mythe. Par exemple, on dit que les samodivas célèbrent les fêtes chrétiennes, en particulier Pâques, et punissent quiconque ne respecte pas ces fêtes. Il est probable que les mythes entourant les samodivas continueront à se développer dans les temps modernes, tant qu’il y aura des gens qui croient en leur existence.

Des nymphes

Source

Traduction : Le Savoir Perdu Des Anciens 

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