La Corée du Sud se bat contre un épisode de pollution aux particules fines qu’elle attribue à la Chine. Elle va mener des expérimentations aériennes d’ensemencement des nuages pour déclencher des pluies artificielles.

Les autorités sud-coréennes ont envoyé un avion au-dessus de la mer Jaune le 18 janvier 2019 afin de mener des expériences d’ensemencement des nuages, afin de lutter contre la pollution dont bon nombre de Sud-Coréens rendent la Chine responsable. Toutefois, Séoul« n’a aucune preuve que ces poussières fines au-dessus de la mer de l’Ouest viennent dans leur totalité de Chine », selon une porte-parole interrogée par l’AFP.

La pollution aux particules fines poussée de la Chine à la Corée par le vent

Habituellement, la qualité de l’air est meilleure en Corée du Sud que chez son voisin, plus grand pollueur du monde qui suffoque régulièrement dans un air irrespirable. Et les niveaux de pollution en Corée du Sud grimpent parfois, quand les vents transportent ces particules dites PM2,5 (d’un diamètre inférieur à 2,5 microns), appelées « poussières fines », en Corée du Sud, par dessus la mer qui sépare les deux pays. De nombreux Coréens ont montré la Chine d’un doigt accusateur quand les niveaux de pollution ont grimpé pendant trois jours début janvier.

En Chine, le charbon génère encore les trois quarts de l’énergie utilisée, selon l’Agence internationale de l’énergie. Les Chinois font cependant des progrès. D’après une étude récente, les niveaux urbains de particules fines dites PM2,5, considérées comme les plus nocives pour la santé, ont été réduits en moyenne de près d’un tiers sur quatre ans. Mais les taux restent largement supérieurs aux recommandations par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

La Corée du Sud souhaite déclencher des pluies artificielles

L’Administration métrologique coréenne (AMC) a envoyé le 18 janvier 2019 un avion diffuser de l’iodure d’argent, réputé faire pleuvoir, au-dessus de la mer qui sépare les deux pays, appelée mer de l’Ouest en Corée. « L’expérience vise à déterminer si la technologie marche, et son efficacité pour laver les poussières fines », a déclaré une porte-parole à l ‘AFP. Au total, 15 expérimentations de ce type sont prévues cette année dans le pays.

Cette pollution vient-elle forcément de Chine ? La Corée du Sud a fermé cinq centrales à charbon vieillissantes en 2018 pour tenter d’améliorer la qualité de son air. Le député Shin Ching-hyun, du parti au pouvoir, a été prompt à souligner que lors du récent épisode de pollution, la région la plus touchée était l’île de Baengnyeong, à 200 kilomètres à l’ouest de Séoul, terre sud-coréenne la plus proche de la Chine.« Les affirmations de la Chine, selon qui on ne doit pas lui imputer la totalité du problème de pollution de la Corée du Sud, sont contraires au droit des Sud-Coréens à vivre dans un environnement propre« , s’est-il indigné dans un communiqué. Source

2 Commentaires

  1. Bonsoir,
    J’ai essayé de partager votre lien sur Facebook (lesavoirperdudesanciens.com) et je tombe sur une page de factchecking du média 20 minutes ?

    Ce message apparaît à chaque fois que je partage votre site internet

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